Bulletin MéGA ? TCHAD - Slire

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présent ...... à la préparation des réponses aux observations de l'audit et de l'
examen des ... Niveau BAC+5, de préférence en sciences économiques ou de
gestion, ...

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Bulletin MéGA - TCHAD 2004
ISSN 0997-4547
MÉGA-TCHAD Bulletin de liaison
de MÉGA-TCHAD,
réseau international de recherches pluridisciplinaires
dans le bassin du lac Tchad CNRS / LRA & LLACAN
UNIVERSITÄT BAYREUTH
2004
MÉGA-TCHAD n° 2004
Année 2004 ____________________________ Coordination : Catherine BAROIN (CNRS)
Jean BOUTRAIS (IRD - ex Orstom)
Dymitr IBRISZIMOW (Universität Bayreuth)
Gilbert L. TAGUEM FAH (Université de N'Gaoundéré)
Henry TOURNEUX (CNRS)
CNRS, Laboratoire de Recherches Universität Bayreuth
sur l'Afrique
Maison René Ginouvès Afrikanistik II
21, allée de l'Université
92023 NANTERRE Cédex D-95440 Bayreuth
FRANCE DEUTSCHLAND CNRS / LLACAN
Langage, Langues et Cultures
d'Afrique Noire
7, rue Guy-Moquet
94801 VILLEJUIF Cédex
FRANCE
Visitez notre site : http://www.uni-bayreuth.de/afrikanistik/mega-tchad/
Adresser toute correspondance à :
MÉGA-TCHAD
Boîte n° 7
Maison René Ginouvès Téléphone : 01 46 69 26 27
21, allée de l'Université Fax : 01 46 69 26 28
92023 NANTERRE Cédex E-mail : mega.tchad@mae.u-paris10.fr
FRANCE
Les auteurs sont seuls responsables du contenu de leurs articles et comptes
rendus
SOMMAIRE Editorial p. 7 In memoriam - Eldridge Mohammadou p. 9
- Robert Buijtenhuijs p. 18
- Edmond Bernus p. 25
Réseau Méga-Tchad p. 29 - Colloque sur les migrations, Maroua 2005 - Appel à communications p.
29
- Publication des actes des XIe et XIIe colloques p. 36 - « Man and the Lake » (Maiduguri 2003) p. 36
- « Ressources vivrières ... » (Nanterre 2002) p. 38
Annonces p. 39 - Divination in Sub-Saharan Africa (Leyde juillet 2005) p. 39
- Kanuri Website p. 42
- IV° journées agrosylvo-pastorales N'Djamena, juillet 2005 p. 43
- Chadic Languages p. 45
- Fonds documentaire virtuel de l'IRD p. 46
- Fonds documentaire du CIRAD p. 47
Compte rendu de colloque p. 49 - Society of Africanist Archaeologists (SAfA) Bergen, juin 2004
Article p. 51
« Cadeaux et corruption à la cour des chefs traditionnels au Nord-
Cameroun »
par Saibou Issa
Comptes rendus d'ouvrages p. 58
(voir liste des ouvrages recensés, pp. 125-126) Thèses et mémoires p. 96 Programme de recherches p. 104 Présentation d'ouvrages p. 106 Références bibliographiques p. 107 Liste des ouvrages recensés p. 125 Vingt ans ! L'année 2004 marque les 20 ans d'existence du réseau Méga-Tchad. Depuis sa
création en 1984 notre réseau, résolument international et
multidisciplinaire, attire un nombre toujours croissant de chercheurs. Au
fil de ces vingt ans, diverses équipes se sont relayées pour susciter une
activité et une production scientifiques considérables sur cette région du
bassin tchadien : douze colloques, qui ont donné lieu, déjà, à plus de 4300
pages de publication ! Ceci sans compter nos deux prochains ouvrages,
attendus pour 2005, qui totaliseront ensemble un millier de pages
supplémentaires. Ces chiffres de surcroît ne tiennent pas compte de notre
bulletin annuel, édité depuis 1986, qui comprend chaque année plus de cent
pages d'informations scientifiques utiles à tous. En voici donc
l'exemplaire 2004, avec ses rubriques habituelles. Année anniversaire, l'année 2004 est aussi marquée par la tristesse avec le
décès de trois grandes personnalités scientifiques de notre région :
l'historien camerounais Eldridge Mohammadou, le politologue hollandais
Robert Buijtenhuijs et le géographe français Edmond Bernus. Il leur est
rendu hommage dans les pages qui suivent, par le rappel de leur ?uvre et de
leurs publications. Peu avant sa mort, Eldridge Mohammadou avait prit une
part active à notre dernier colloque (Maiduguri, décembre 2003), qu'il
avait animé de sa verve habituelle. C'est pourquoi l'ouvrage Méga-Tchad à
paraître en Nigéria à la suite de ce colloque sera dédié à sa mémoire. Ce colloque de Maiduguri (Nigeria) était notre premier colloque à se tenir
en Afrique, sur le thème « Man and the Lake ». L'accueil enthousiaste des
Nigérians et le succès de cette manifestation nous ont portés à organiser
le colloque suivant aussi en Afrique, mais du côté francophone cette fois-
ci. Ce treizième colloque, qui portera sur le thème « Migrations et
mobilité spatiale dans le bassin du lac Tchad », se tiendra donc à Maroua
(Cameroun), du 31 octobre au 3 novembre 2005. Henry Tourneux a pris la
responsabilité de l'organiser, avec la collaboration de l'ARDESAC (Tchad)
et de l'Université de N'Gaoundéré (Cameroun). Entre ces deux colloques africains, l'année 2004 fut une année d'intense
activité éditoriale pour Méga-Tchad, avec deux ouvrages sur le point de
paraître. On trouvera plus loin, dans notre rubrique « Réseau Méga-Tchad »,
plus de détail sur ces publications. Le volume qui fait suite au colloque
de Nanterre (2002) sera le douzième de la série Méga-Tchad publiée à l'IRD,
tandis que l'ouvrage de Maiduguri sera publié sur place, au Nigeria, selon
le v?u de nos hôtes nigérians qui ont tenu à prendre en charge cette
publication. Par ailleurs, notre collection Méga-Tchad à l'IRD profite des initiatives
de cet éditeur qui a développé une politique vigoureuse de mise en ligne.
35 000 documents sont téléchargeables sur le site de l'IRD, parmi lesquels
figurent tous nos colloques jusqu'à l'année 1999. On peut les lire et
télécharger article par article, et aussi par volume entier pour les plus
anciens. Ces documents sont consultables à l'adresse suivante : http://www.bondy.ird.fr/pleins_textes/ Bien que l'IRD ne nous ait pas avertis de cette initiative, nous ne pouvons
que nous en réjouir et souhaiter de bonnes lectures à tous !
Ce bulletin 2004, pour sa part, comprend comme d'habitude diverses
annonces, comptes rendus de colloques et d'ouvrages, résumés de thèses,
etc. ainsi qu'une bibliographie toujours très copieuse. En outre, on y
trouvera un article d'Issa Saibou sur les cadeaux traditionnels et la
corruption à la cour des chefs du Nord-Cameroun. Ce texte porte sur un
sujet d'actualité s'il en est, tout en mettant l'accent sur l'importance de
cadeaux traditionnels dont on connaît encore trop peu de chose. Si les
opinions de l'auteur n'engagent que lui-même, nous nous ferons un plaisir
de lui transmettre les réactions de nos lecteurs.
Catherine BAROIN In Memoriam
Eldridge MOHAMMADOU (1934-2004) C'est avec grande tristesse que nous avons appris la mort de notre ami
Eldridge à Maiduguri le 18 février 2004, à la suite d'une crise cardiaque.
Mi wadi sooyinde. En renoncant pour la brousse à une carrière politico-bureaucratique qui
s'annonçait brillante, Eldridge a dédié sa vie à l'histoire du Nord
Cameroun et surtout des Fulbe. Personne n'y a contribué autant que lui.
L'amitié d'Eldridge était une chose précieuse dont beaucoup entre nous ont
tiré autant de plaisir que de bénéfices -- et qu'on appréciait même quand
il se montrait parfois insupportable. Je suis désolé, une grande
bibliothèque a brûlé. Nicholas DAVID
Université de Calgary
CANADA Personnage paradoxal, Eldridge Mohammadou est devenu une référence
incontournable dans l'historiographie du Cameroun[1]. Son ?uvre particu-
lièrement féconde paraît, au premier regard, inattendue. On ne relève pas
moins d'une vingtaine d'ouvrages pour seulement une trentaine d'articles,
Eldridge estimant que seul le livre fondait le savoir. Son ?uvre est celle
d'un solitaire. Il n'a jamais eu « d'équipier », jamais de co-signataire de
ses travaux[2]. Il laisse chez ceux qui l'ont côtoyé l'image d'un moine
soldat de la recherche. Eldridge Mohammadou est né à Garoua le 15 janvier 1934 d'un père anglais,
Georges William Eldridge, et d'une mère peule, Mayrhama, Yillaga du lamidat
de Mayo-Luwe. Elle le déclare sous le nom de Mohammadou, mais son père
l'appellera Maurice. G.W. Eldridge, qui ne supporte de vivre ni en
Angleterre, ni dans ses colonies, est un homme violent et fantasque. Il
gifle un administrateur à Garoua et doit quitter le Cameroun. En 1941, il
s'engage à Fort Lamy dans la colonne Leclerc. Il laisse Mohammadou à Fort
Lamy avec sa marâtre car, entre temps, il a divorcé de Mayrhama. La guerre
du Fezzan terminée, il reprend Mohammadou et descend à Brazzaville. Il va
créer au Congo Léopoldville la « société allumettière du Congo ». Il ne
sait que faire de son rejeton et le laisse en pension à Brazza. A partir de
1945, Mohammadou suit une scolarité à peu près régulière chez les pères
spiritains, qui le remarquent. Il a, au passage, appris le sango et le
kikongo. Les pères l'envoient chez les Maristes de Cannes, dès la classe de
quatrième, mais il passera son bac philo à Strasbourg en 1954. Hors système
scolaire il apprend l'allemand. De là, il part à Bordeaux faire son droit,
mais l