ZOLA - L'assommoir - Comptoir Littéraire

puis successivement l'examen de : .... les bonnes femmes qu'il dessinait, a
demandé à sa mère de le lui confier, et l'a mis au collège. ... Non : Goujet, qui l'
aime «comme une sainte Vierge», offre de lui prêter les cinq cents francs .... C
oupeau, qui s'est remis à boire, et qui, au cours d'une escapade, a attrapé une
fluxion de ...

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www.comptoirlitteraire.com présente ''L'assommoir''
(1877) roman d'Émile ZOLA (420 pages) pour lequel on trouve un résumé
puis successivement l'examen de :
la genèse (page 6)
l'intérêt de l'action (page 8)
l'intérêt littéraire (page 11)
l'intérêt documentaire (page 19)
l'intérêt psychologique (page 24)
l'intérêt philosophique (page 29)
la destinée de l'?uvre (page 31) Bonne lecture ! Résumé Chapitre I
En 1850, sont, depuis deux semaines, arrivés de Plassans, en Provence, à
Paris, Auguste Lantier, sa compagne, Gervaise, et deux de leurs fils,
Claude et Étienne. Ils s'installent dans le faubourg de la Goutte-d'Or.
Descendus d'abord à l'hôtel Montmartre, ils se réfugient à l'hôtel Bonc?ur,
un garni misérable. Comme Lantier, qui est paresseux, infidèle et ne
supporte pas de vivre dans la misère, a, au bout de deux mois et demi, au
lieu de s'établir comme il l'avait promis, «mangé» le petit héritage
maternel de dix sept cents francs, il abandonne la jeune femme, en
emportant tout ce qui reste de leurs maigres économies, pour aller se fixer
à la Glacière avec une «brunisseuse» (une ouvrière des métaux), la petite
Adèle, vivre à ses crochets, et la battre quand elle ne marche pas droit.
Gervaise et ses deux enfants se retrouvent à la rue et sans argent. Au
lavoir, elle se heurte à la soeur d'Adèle, Virginie, qui la nargue ; elles
en viennent aux mains ; malgré son boitement, Gervaise prend le dessus, et,
devant tout le monde, Virginie reçoit une fessée à coups de battoir, et se
sent humiliée. Chapitre II
Gervaise trouve, chez Mme Fauconnier, rue Neuve de la Goutte-d'Or, un
emploi de blanchisseuse, métier qu'elle a appris à Plassans. Elle y fait
des journées de douze heures. Si elle est boiteuse, elle est jolie. Aussi
Coupeau, un ouvrier zingueur, se sent-il attiré par elle. Il l'invite à
boire un verre au cabaret du père Colombe, ''L'assommoir''. La vie paraît
commencer pour tous deux ce jour-là. Se confiant à lui, elle dit rêver
d'une vie simple où elle aurait toujours un toit sur la tête, de quoi
manger, ne serait plus battue ; elle indique que l'alcoolisme est un
problème récurrent dans sa famille. Coupeau lui avoue que, dans la sienne,
il connait le même problème. Or Gervaise contemple avec curiosité l'alambic
du père Colombe, qui lui paraît un monstre menaçant. Elle ressent des peurs
irraisonnées, de noirs pressentiments ; elle souffre de l'hostilité
évidente de Mme Lorilleux, la s?ur du zingueur (elle et son mari sont des
artisans qui fabriquent des chaînettes d'or) devant laquelle il est si
petit garçon, qui réprouve cette union, et se complaît dans les ragots.
Cependant, sept semaines après le départ de Lantier, elle accepte d'épouser
Coupeau. Ils se mettent en ménage, et s'installent rue Neuve de la Goutte-
d'Or. Chapitre III
Le 29 juillet, Gervaise et Coupeau se marient. La noce réunit quinze
personnes, la famille de Coupeau et plusieurs de ses collègues et amis. Le
mariage est religieux puisque, pour Coupeau, «un mariage sans messe, on
avait beau dire, ce n'était pas un mariage». Comme un orage estival éclate,
pour se protéger de la pluie, et pour tromper l'ennui, les mariés et les
invités se réfugient dans le musée du Louvre. Le repas de noce, au ''Moulin
d'argent'', est gargantuesque, et on boit beaucoup. Cela se termine mal, en
discussions politiques et en querelles sur le prix du repas, les convives
étant furieux d'avoir dû payer des suppléments. De plus, Mme Lorilleux, qui
s'est montrée odieuse et désagréable durant toute la journée, insulte
Gervaise, quitte la table, se moquant de son boitement en lui donnant ce
surnom, «la Banban». Gervaise fait la rencontre de Bazouge, le croque-mort
qui habite la maison ; il la glace en lui lançant ce rappel de la mort :
«Ça ne vous empêchera pas d'y passer, ma petite...» ; mais elle le repousse
violemment. Ce mariage gâché lui laisse le goût amer de l'échec. Chapitre IV
Quatre ans plus tard, le travail et les sacrifices de Gervaise et Coupeau
semblent avoir porté leurs fruits : ils sont de simples ouvriers, mais
vivent désormais dans une certaine aisance. Ayant pu économiser six cents
francs pour qu'elle puisse s'établir à son compte, ils ont une boutique en
vue, dans le grand immeuble où habitent les Lorilleux. Ils louent un
appartement dans le même quartier. Gervaise se lie d'amitié avec leur
voisin de palier, le forgeron Goujet, dit Gueule-d'Or, garçon fort et
chaste qui vit avec sa mère. Gervaise accouche d'une fille qui est
prénommée Anna mais que tout le monde surnomme Nana, et dont les Lorilleux
sont les parrains. Claude, qui a huit ans, est envoyé à Plassans chez un
vieux monsieur, amateur de tableaux, et qui, séduit par les ânes et les
bonnes femmes qu'il dessinait, a demandé à sa mère de le lui confier, et
l'a mis au collège. Les autres enfants poussent. Le rêve de vie simple de
Gervaise semble s'être réalisé. Mais, un jour où elle passe, avec Nana,
voir Coupeau sur un chantier, la petite fille appelle son père qui, en
voulant la regarder, tombe du toit où il travaillait, et a les deux jambes
cassées. Pour lui éviter l'hôpital, de triste réputation, c'est Gervaise
qui le soigne. Mais il reste étendu, puis en convalescence, pendant quatre
mois. De ce fait, les économies du ménage sont «mangées». Doit-elle
renoncer à ses projets? Non : Goujet, qui l'aime «comme une sainte Vierge»,
offre de lui prêter les cinq cents francs nécessaires pour la location et
l'installation de la boutique de blanchisserie. Chapitre V
Les Coupeau prennent possession de la boutique, où Gervaise travaille avec
deux ouvrières, Mme Putois et Clémence, et une apprentie, «ce petit louchon
d'Augustine», tandis que Coupeau, qui a désormais peur de monter sur les
toits, et prend son métier en aversion, sombre dans l'oisiveté, et se met à
fréquenter "L'assommoir". Cependant, ils emménagent dans le grand immeuble
rue de la Goutte d'Or, et Gervaise apprécie son quartier malgré les rumeurs
qui y courent sur elle et sur sa famille. Grâce à son activité et à son
esprit avisé, sa boutique est bien achalandée, et elle prend même des
clients à madame Fauconnier, son ancienne patronne. Si Coupeau travaille de
nouveau, il est moins sérieux qu'avant, car il lui arrive de boire et de
manger au lieu d'aller travailler ; l'alcool commence à être un problème
pour lui, et, saoul, il s'en prend parfois aux employées de sa femme,
cherche à embrasser la «grande vaurienne» qu'est Clémence. Le forgeron
Goujet se rapproche de Gervaise. Elle recueille la mère de Coupeau dont les
Lorilleux ont décidé de se débarrasser. Chapitre VI
Gervaise est prise d'un désir subit d'aller voir son amoureux, Goujet, dans
sa forge. Prétextant d'y rejoindre son fils, Étienne, qui travaille avec
lui comme apprenti cloutier, elle arrive à le rencontrer. Elle croise
cependant Bec-Salé, un ouvrier ivrogne qui lance un défi à Goujet : qui des
deux réussira les plus beaux boulons de quarante millimètres dans le temps
le plus court? L'amoureux de Gervaise triomphe dans cette compétition. Puis
il lui montre les machines, lui dit craindre pour l'avenir de son métier.
La boutique est un lieu chaleureux où les gens viennent se réchauffer en
hiver. Le jour, Gervaise héberge un vieil ouvrier miséreux, le père Bru,
qui loge sous l'escalier de la maison de la Goutte-d'Or, comme un chien.
Tous deux voient un autre locataire, le terrible serrurier Bijard, alors
qu'il est en proie à une crise éthylique, rouer de coups sa femme, sous les
yeux de ses enfants terrorisés. Coupeau continue de s'adonner à l'alcool.
Réapparaît Virginie, devenue Madame Poisson, car elle est désormais
l'épouse d'un sergent de ville, et les deux femmes de réconcilient. Chapitre VII
Gervaise, voulant rattraper l'échec de ses noces, et célébrer son succès,
s'endette pour organiser une grande fête. Dans la boutique, elle donne un
formidable «gueuleton», servant une oie à quatorze convives, car, pour
éviter qu'ils soient treize, elle a invité aussi le père Bru. Nana joue à
la maîtresse de maison, mais garde les meilleurs morceaux pour elle. Les
invités boivent beaucoup. C'est dans cette ambiance festive que Lantier
réapparaît parmi les voisins que la fête a attirés sur le trottoir. Il a
été ramené dans le quartier par Virginie qui a, en fait, gardé contre la
blanchisseuse une sourde rancune. Lui et Coupeau en viennent aux mains dans
la rue, avant de finir par sympathiser, Coupeau, passablement gris,
l'invitant à la fête. Chapitre VIII
Lantier fait des visites, gagne la confiance de Gervaise et de ses
employées. Toujours sur l'invitation de Coupeau, il s'installe chez eux,
prend pension mais ne paie rien, vivant donc aux dépens de Gervaise qui, un
peu honteuse, laisse faire et doit entretenir ces deux hommes oisifs. Un
ménage à trois se forme donc, et le quartier clabaude qu'elle s'est «remise
avec» Lantier. Mais elle jure à Goujet, toujours amoureux d'elle, et qui
lui déclare sa flamme, en vain, que ce n'est pas vrai. Révolté de voir que
Coupeau impose à sa femme la présence de l'ancien amant qui l'a abandonnée,
il envoie Étienn