Les organismes de financement de la formation ... - Free

Il prépare en deux ans au certificat d'aptitude professionnel (CAP), ou au brevet ... théorique et pratique, pour acquérir l'un des diplômes qui vont du CAP/BEP (le plus ...... de l'examen du large éventail de spécialités de formation, faisant référence à .... pour les formations techniques « lourdes » (soudages, chaudronnerie?) ...


un extrait du document



tiatives des partenaires sociaux dans des accords collectifs et de décisions de l’Etat dans des lois et des décrets, appliquées au niveau régional par le Conseil régional.
Présentation juridique de la formation continue en France :
C’est au début des années 70 que la formation continue fut institutionnalisée en France.
Les négociations de Grenelle qui font suite aux événements de mai 68 donneront le jour aux accords paritaires professionnels nationaux du 9 juillet 1970 sur la formation et le perfectionnement professionnel signés entre les organisations patronales (Conseil National du Patronat Français et Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises) et les organisations syndicales de salariés (CFDT, CFTC, CGT-FO). Cet accord prévoit des dispositions concernant la formation professionnelle des jeunes travailleurs et des apprentis, le droit pour les salariés menacés de licenciement collectif à une formation rémunérée par l'employeur et l'autorisation pour tous les salariés de s'absenter pendant le temps de travail pour suivre une formation de leur choix.
Repris et complété par la loi du 16 juillet 1971, cet accord permet la mise en place juridique de la formation professionnelle continue.
La loi du 16 juillet 1971 institutionnalise la formation professionnelle continue dans une perspective d'"éducation permanente": la loi n°71-575 "portant organisation de la formation professionnelle continue dans le cadre de l'éducation permanente" crée le titre IV du code du travail et fournit l'architecture de base du droit de la formation professionnelle. Elle confirme le droit à la formation pour tous, précise le rôle des représentants de salariés en matière de formation, généralise l'usage de la convention entre offreurs et demandeurs de formation et oblige les entreprises de plus de 10 salariés à participer au financement de la formation continue.
Les années 80 représentent un tournant puisque pour la première fois un ministère de la formation professionnel est créé. Il est confié à Marcel Rigout (l'un des cinq ministres communistes du gouvernement Mauroy) qui dès sa désignation met en place un dispositif de "réflexions et de propositions concernant la réforme de la formation professionnelle et de l'éducation permanente" en liaison avec les partenaires sociaux.
De nouvelles problématiques apparaissent. En effet, la compréhension des systèmes nouveaux de fabrication nécessite un détour théorique et conceptuel alors que les modes anciens pouvaient être perçus par l'observation directe. Parallèlement, de nouvelles formes d'organisation du travail apparaissent où le travail collectif prédomine sur les postes de travail individualisés. Les nouvelles compétences requises sont désormais l'adaptation et l'autonomie, la collaboration et l'initiative.
Ainsi la responsabilité des travailleurs s'accroît en laissant espérer l'élargissement de leur marge de liberté, notamment grâce aux lois Auroux promulguées en 1982.
Les années 80 marquent également le début d'une forte dynamique de décentralisation avec La loi Deferre du 7 janvier 1983 qui répartit les compétences entre les régions, les départements, les communes et l'Etat. L'Etat n'a plus que des compétences d'attribution, d'informations, d'expérimentation et de recherche sans en avoir l'exclusivité. Des nouveaux pôles de décision sont ainsi créés.
La loi Rigout du 24 février 1984 réforme l'ensemble du Livre IX du Code du Travail en s'appuyant sur les grands principes de la loi du 16 juillet 1971. Cette loi modifie le mode de financement du congé individuel de formation et l'étend aux salariés des entreprises de moins de 9 salariés. Elle favorise le développement de négociations de branche sur la nature des actions de formation et leur priorité. Les négociations doivent également porter sur la durée, les conditions de l'accord et la périodicité des négociations ultérieures. Cette loi favorise également la reconnaissance des acquis et des moyens accordés aux CE et aux syndicats pour assurer leur mission (instances consultatives sur les objectifs et les moyens de formation professionnelle).
A partir de 1988, François Mitterrand, de retour au pouvoir, veut permettre, au travers du crédit formation individualisé (CIF), à toute personne ayant quitté prématurément le système scolaire ou n'ayant pas atteint le niveau auquel il était en droit de prétendre, de reprendre sa phase d'acquisition de connaissances.
La loi Giraud (ou "loi quinquennale") du 20 décembre 1993 supprime l'agrément de l'ensemble des organismes paritaires collecteurs de fonds (FAF, OMA, OPACIF) et organise les conditions du renouvellement de l'agrément en tant qu'organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) dans le but de réduire le nombre d'organismes et de faciliter les démarches. La loi créé le capital de temps de formation et renforce les pouvoirs des conseils régionaux par le transfert de compétence en matière d'insertion et de formation des jeunes.
L'accord du 20 septembre 2003, conclu par l'ensemble des organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) et syndicales (FO, CFTC, CFDT, CGC) sur la formation professionnelle propose une augmentation des moyens financiers, précise des modalités de formation dans et hors du temps de travail, et créé un droit individuel de la formation (DIF) pour les salariés.
Il est repris par la loi du 4 mai 2004, qui met en place le DIF, offrant à tous les salariés du privé 20 heures de formation par an. Ces heures sont cumulables sur 6 ans et transférables, en cas de licenciement, d'une entreprise à une autre. De plus, les salariés peuvent se former pendant leur temps de vacances jusqu'à 50 heures par an pour les formations "de maintien ou de l'évolution dans l'emploi", et jusqu'à 80 heures s'ils veulent développer leurs compétences, en échange, ils percevront une prime égale à la moitié de leur salaire net. Un contrat unique de professionnalisation remplace les différents types de contrats en alternance. Conclu pour une durée de six à douze mois, il sera rémunéré à hauteur de 55% du SMIC pour les moins de 21 ans et 70% pour les 21-26 ans. Enfin, les entreprises de plus de 10 salariés voient leurs cotisations passer à 1,55% de la masse salariale au 1er janvier 2004 et à 1,6% au 1er janvier 2006 (contre 1,5% auparavant). La contribution des entreprises de moins de 10 salariés passe quant à elle de 0,25% à 0,4% en 2004 puis 0,55% en 2005

Les objectifs de la formation continue :
La formation professionnelle continue a pour objet :
de participer à l’insertion ou à la réinsertion professionnelle des travailleurs ;
de permettre leur maintien dans l’emploi ;
de favoriser le développement de leurs compétences et leur accès aux différents niveaux de la qualification professionnelle ;
de concourir au développement économique et culturel ;
et de contribuer à leur promotion sociale.


La formation professionnelle : un problème de sémantique

1. Dictionnaire, Le Petit Larousse 2 003
Formation : n.f
Action de former quelqu'un intellectuellement ou moralement ; instruction, éducation. Formation permanente ou continue : formation professionnelle destinée aux salariés des entreprises
Formation professionnelle : ensemble des mesures adoptées en vue de l’acquisition ou du perfectionnement d’une qualification professionnelle pour les travailleurs, prise en charge en France par l’Etat et les employeurs.
Professionnelle : adjectif
Relatif à une profession, propre à une profession
Continue : adjectif, latin : continuus
Sans interruption, dans le temps ou dans l’espace ; incessant, constant.


2. JACOT Henri (dir.), La formation professionnelle en mutation, Développer et reconnaître les compétences, éd. Liaisons, coll. Liaisons sociales, Paris, 2001.

Education permanente : terme qui figure également dans le titre de la loi de 1971, et qui renvoie à une perspective de développement continu des capacités des individus tout au long de leur vie sociale et professionnelle. Porté notamment par les mouvements d’éducation populaire, il est souvent utilisé en opposition au terme précédent, afin de restituer la formation des adultes hors du seul cadre de l’entreprise.

Education tout au long de la vie : terme traduit de l’expression anglaise lifelong learning, qui est utilisé dans les instances européennes pour caractériser « toute activité d’apprentissage délibérée, formelle ou informelle, entreprise sur une base continue dans l’objectif d’améliorer les connaissances, les compétences et les qualifications ».

Formation professionnelle : terme utilisé pour qualifier les différentes composantes du système institutionnel Français issu de l’accord interprofessionnel de 1970 et de la loi 1971. On emploie souvent l’expression de « système de la formation professionnelle ». Une confusion est à éviter avec la formation professionnelle initiale, qui recouvre les structures d’enseignement à caractère professionnel intégrées au système éducatif (les lycées professionnels notamment).

Formation professionnelle continue : terme qui figure dans le titre de la loi de 1971, et qui peut être utilisé en équivalence au terme précédent. Cependant, son usage caractérise le plus souvent les formes d’engagement des entreprises qui découlent des contraintes légales, c'est-à-dire le financement ou l’organisation d’actions de formation à destination des salariés.

Définition de la communication
Ambiguïté du mot
Comme plupart des mots d’une langue, le verbe communiquer et le nom communication, qui en est dérivé, sont l’un et l’autre polysémiques, c’est-à-dire qu’ils comportent une pluralité de significations. On rencontre ainsi d’emblée une difficulté majeure pour quiconque traite de communication : il n’a pas affaire à une opération bien déterminée, mais à une multitude d’opérations dont la ressemblance finit par devenir incertaine.
Les ouvrages qui traitent de la communication occupent déjà de nombreux rayons de bibliothèques. De cet ensemble impressionnant deux catégories sont largement dominantes : la première est constituée d’ouvrages à ambition spéculative ou conceptuelle, et donne généralement de la communication, souvent assimilée à l’informatique et à l’informatisation, une approche radicalement critique ou en fait un élément clé de l’apathie sociale contemporaine ; la seconde catégorie d’ouvrages ne s’encombre point de préoccupations sociétales ou philosophique : elle vise à une opérationnalité immédiate : c’est le niveau « communication – mode d’emploi ».
Le respect d’un certain nombre d’exigences méthodologiques et épistémologiques est évidemment la garantie d’une certaine avancée des connaissances. Quelles sont les principales exigences à respecter ?
Aller au-delà des effets de surfaces et des discours modernisateurs qui accompagnement l’émergence de la communication, pour identifier les changements sociaux qu’elle contribue à accélérer ou à provoquer ;
Envisager la communication comme un ensemble diversifié de nouvelles technologies et techniques de gestion social ;
Considérer qu’elle se rattache entièrement à la sphère marchande ;
La traiter comme une phénomène unifié ; mais admettre qu’elle accompagne les actions des divers acteurs sociaux ;
Enfin, prendre pour hypothèse générale que les technologies et les techniques de communication constituent des « activateurs » des changements sociaux.
Ces perspectives, à n’en point douter, supposent des investigations et des réflexions multiples, pour être vérifiées et validées.
Définitions
Dictionnaire encyclopédique des sciences de l’information et de la communication (LAMIZET, Bernard. SILEM, Ahmed, Rais : ellipses, 1997) :
Action d’établir une relation avec quelqu’un ou de mettre quelque chose en commun avec une autre personne ou un groupe de personnes, et résultat de cette action. Etymologiquement, communiquer c’est rendre commun.
Pour Abraham Moles (Théorie structurale de la communication et société, Paris : édition Masson, 2 ed., 1998) la communication est l’ « action de faire participer un organisme ou un système situé en un point donné R aux stimuli et aux expériences de l’environnement d’un autre individu ou système situé en un autre lieu et à un autre époque E, en utilisant les éléments de connaissance qu’ils ont en commun ».
Dictionnaire de la communication (CORSO, Philippe. TRUXILLO, Jean-paul. Paris : Armand, 1991)
Liaison physique entre plusieurs points par extension des moyens techniques et technologiques qui satisfont cette mise en relation
Les moyens de transport et les voies qu’elle emprunte sont des moyens de communication
Effet global : action et rétroaction résultant du fonctionnement des moyens de transport de l’information. Elle rassemble l’action dans tous les domaines des médias. Elle est verbale ou non verbale.
Classification des formations à la communication
FORMACODE, l’organisme qui relie les principales nomenclatures caractérisant les emplois et la formation. Il compte plus de 9000 entrées répertoriées dans 65 champs sémantiques.
Sous le champ communication, on compte 22 entrées :
Assistant communication (secrétariat spécialisé)/ droit communication (droit auteur)/ entretien communication (communication professionnelle)/ communication audiovisuel multimédia/ communication crise/ communication entreprise/ conseil communication entreprise/ plan communication entreprise/ stratégie communication entreprise/ communication environnementale (management environnemental)/ communication évènementielle (communication externe)/ communication externe/ communication graphique (industrie graphique imprimerie)/ communication institutionnelle (communication externe)/ communication interculturelle (relation interculturelle)/ communication interne/ process communication management (motivation)/ communication numérique (transmission numérique)/ communication professionnelle/ communication radiomobile/ communication vente (développement sens commercial)/ communiqué presse (service presse).

La Bretagne en chiffre 


La population Bretonne, avec plus de 2,9 millions d’habitants, représente 5 % de la population française. Depuis 20 ans, elle s’accroît de 0,4 % chaque année.
Rennes est le centre d’une aire urbaine de plus de 520 000 habitants. Son dynamisme démographique la place au troisième rang des grandes aires urbaines françaises derrière Montpellier et Toulouse. L’activité professionnelle constitue le principal facteur de mobilité : 80 % des 306 000 migrants sont des actifs ou des familles d’actifs. Comme les autres régions françaises, la Bretagne vieillit : en 9 ans, l’âge moyen est passé de 37 ans à 39 ans.

En mars 1999, la région offrait 1,12 millions d’emplois, soit 4,9 % des emplois métropolitains. Entre 1990 et 1999, la croissance de l’emploi dépasse la moyenne nationale (+ 3,3 %) dans les quatre départements bretons. Fin 2001, le taux de chômage s’établit à 7,5 %. Il est sensiblement inférieur au niveau national mais l’écart se réduit.
L’agriculture bretonne rassemble 7,7 % des emplois, mais sur la dernière décennie, l’emploi agricole est en fort recul (-30 %).
Contrairement au niveau national, l’emploi industriel Breton a progressé (+ 4,2 % depuis 1990) : il représente désormais 18 % de l’emploi total. Quatre secteurs dominent le tissus industriel régional : l’agroalimentaire, l’automobile, la construction navale, l’électronique et les télécommunications.
Cependant, depuis 10 ans, le secteur tertiaire est à l’origine de l’essentiel de la croissance de l’emploi. Il représente plus de deux emplois sur trois en 1999.
La Bretagne est constituée à 70 % de PME.
Le tourisme enfin place la région à la 6ème place à égalité avec l’Aquitaine.







Repères  :

RégionNationalPopulation (million) (1) :359Densité (hab/Km2 ) (2) :107108Ménages imposés (%) (3) :56,7 %60,6 %Emploi (2) :
-dont emploi salarié :1 112 583
939 22322 774 306
19 928 952Chômage (%) (1) :7,8 %9,3 %Création. d’entreprises (4) :10 363268 619PIB (euros/hab) (5) :
-agriculture (%) :
-industrie (%) :19 345
5,7 %
19,2 %23 170
2,8 %
20,9 %Construction (%) (5) :
-services (5) :6,0 %
69,1 %4,5 %
71,7 %Enseignement supérieur (milliers) :
103,4
2 143,2Apprentis (6) :16 591360 237Aide sociale versée par (7) :
-départements (euros/hab) :
-Etat (euros/hab) : 201,7 

201,7
27,8

223,0
28,0
Légende :
 : Site de l’INSEE, chiffres de 2002
 : Site de l’INSEE, chiffres de 1999
 : Site de l’INSEE, chiffres de 2000
 : La France et ses régions. INSEE 2003. Chiffres de 2001
 : La France et ses régions. INSEE 2003. Chiffres de 2000
 : La France et ses régions. INSEE 2003. Chiffres de 1999-2000
 : La France et ses régions. INSEE 2003. Chiffres de 1999

La méthodologie suivie:

Un travail de recherche se caractérise par trois points essentiels à sa bonne marche: ( phrase pas utile à on goût, je commencerai direct pas « le sujet suivant blablablablbalba … )

-la recherche porte sur un objet limité:La délimitation de notre sujet et objet d'étude:
le sujet qui nous été donné était le suivant:
"La formation continue à la communication dans les entreprises bretonnes: acteurs, entreprises, contenus".
Ce sujet étant trop large pour être réalisé en l'état, nous nous sommes tout d'abord attaché à le peaufiner, l'affiner, afin d'en faire ressortir un champs de recherche délimité par un objet d'étude précis.
Nous avons donc reformuler notre sujet de la manière suivante: la formation professionnelle continue des actifs adultes en Bretagne face aux nouveaux besoins des entreprises en communication (nouveaux métiers, nouvelles compétences, nouveaux outils, nouvelles méthodes), le rôle des différents acteurs, le contenu des formations proposées en communication et les demandes des entreprises bretonnes. Je pense qu’il faut laisser dans la problématique « acteurs, contenus, entreprises », sinon notre partie est exclue de la problématique
Cette délimitation n'est pas le fruit du hasard mais d'une réflexion qui fait suite à nos premières recherches sur le sujet. En effet, lors de notre premier travail qui consistait à faire un état des lieux en matière de formation continue pour prendre contact avec cet objet d'étude qui nous était peu familier, nous avons constaté une évolution: la formation des adultes cible désormais quasi exclusivement les compétences professionnelles en tentant de s'adapter aux besoins et demandes des entreprises ( ce n’est pas une réalité, c’est notre hypothèse, sur le marché du travail la notion de « compétences est quasi nlle ). Aussi, avons-nous choisi de nous concentrer sur la formation professionnelle continue.
Ensuite, ce dossier prenant place dans une filière des Sciences de l'Information et de la Communication laissant une large place aux problématiques de la communication-organisationnelle, nous avons décidé d'évacuer les problèmes d'insertion des jeunes et de réinsertion des chômeurs, pour se consacrer à la problématique des adultes actifs déjà insérés dans le système productif.

-La recherche vise à répondre à une question:La définition de notre problématique:
Cet aspect renvoie à la formulation d'une problématique. Pour formuler notre problémarique, nous sommes partis des constats suivants:
L'entreprise comme organisation est en pleine mutation, en restructuration mais aussi en développement. La communication est devenue un facteur clé de ces transformations à partir des années 70. En effet, elle peut apparaître comme une variable organisationnelle et un facteur de productivité (par la gestion des flux, notamment informationnels).
De même, la formation devient un enjeu prépondérant face aux mutations perpétuelles et en pleine accélération de l'environnement économique, social, technique des entreprises. Alors qu'elle était un moyen de lutter contre le chômage et l'exclusion lors de son institutionnalisation en 1971, elle est devenu une véritable variable organisationnelle pour les entreprises.
Formation et communication sont donc deux composantes au cœur des problématiques de gestion des organisations permettant d'assurer leur pérennité et leur développement.
Ce dossier étudiera donc le système de formation professionnelle continue en Bretagne au travers des différents acteurs chargés de sa mise en œuvre : qui sont-ils, quels sont leur rôle et prérogatives, comment sont-ils coordonnés ? Ce système est-il en voie de professionnalisation ?
Nous étudierons également le contenu des formations, notamment au travers de la question de leur normalisation.
Cette étude se veut également une réflexion sur le statut de la communication d'entreprise: La communication est-elle utilisée au maximum de son potentiel en entreprise, est-elle appréhendée comme une variable organisationnelle, quelle est son véritable rôle au sein des entreprises bretonnes ?
Cette étude se propose alors d'évaluer la pertinences des stratégies mises en place en matière de formation continue à la communication face aux nouvelles exigences organisationnelles: ces stratégies sont-elles innovantes et permettent-elles une maximisation de l'efficacité organisationnelle, permettent-elles une adaptation et une évolution constante de l'organisation et des individus qui la composent? Quels types de stratégies le permettent?


-La recherche suit une démarche démonstrative:Notre démarche de recherche
La plupart des manuels de méthodologie de sciences sociale ou humaines proposent de suivre une démarche dit hypothétice-déductive. Celle-ci se déroule en quatre temps:

-Construire un objet d'étude (ce qui a été défini précédemment).

-Définir des hypothèse. Pour cette recherche, nous partirons de l'hypothèse que les offres et les demandes des entreprises en matière de formation à la communication ne sont pas pertinentes du fait d'une conception réductrice de la communication, du caractère transversal et finalement flou de cette profession ,et d'une logique de formation désuète qui s'inscrit dans une logique taylorienne réticente à des innovations telle que l'intégration de l'individu dans la conception de la formation ou encore telle que le concept d'organisation apprenante.
Nous émettons également l'hypothèse que le champs de la communication organisationnelle peut présenter une conception de l'organisation innovante soulignant la place primordiale de la communication et de la formation dans l'entreprise et propre à développer les innovations dont ces secteurs semblent nécessiter.

-recueillir les données. Cette étape sera l'objectif de notre première partie qui se propose d'analyser l'offre et la demande des entreprises en matière de formation à la communication émises par les acteurs locaux sur la base de données empiriques accumulées lors d'entretiens, à partir de sondages ou de diverses rapports et études officielles.

-interpréter les résultats. La collecte d'informations effectuée précédemment nous permettra de tirer des constats sur la pertinence de l'offre et de la demande. Une deuxième partie conceptuelle replacera les enjeux détectés au sien du champs de la communication organisationnelles qui viendra nous éclairer sur des pratiques innovantes en matière de formation professionnelle continue à la communication. Des exemples concrets de diverses démarches viendra illustrer nos propos et apporter plus de poids à notre démonstration.

Cependant, cette méthode hypothético-déductive (qui part d'un hypothèse pour se confronter à la réalité du terrain) ne s'oppose pas, comme nous avons pu le vérifier, à la méthode dite d'"induction".
L'induction est un processus de pensée qui part de l'observation et conduit vers une hypothèse ( je dirai plutot, que d’une idée, on fait des expérimentations pour la valider ? qu’en penses tu ? ) . En effet, la pensée scientifique est un cheminement incessant entre induction et déduction. Ainsi, la méthodologie que nous avons mise en œuvre à suivi un mouvement rétif entre les théories et concepts que nous avions acquis en cours et lors de nos différentes lectures, et recueil de données empiriques qui sont venues peaufiner ou modifier nos hypothèses. Aussi, ces deux dimensions, théories et pratiques, ce sont influencées mutuellement au cours de notre travail.

Ainsi, notre méthodologie ne s'est pas réduite à celle préconisée par l'approche hypothético-déductive et c'est finalement trouvée être au confluent de différentes logiques. Pour éclaircir ce propos nous pouvons utiliser la typologie effectuée par Yves Janneret visant à distinguer les méthodologies mises en œuvre par les différents champs scientifiques pour finalement constater que notre étude s'inspirent de ces trois logiques:
-Les sciences empirico-analytiques produisent des informations et visent à expliquer les faits, par une démarche hypothético-déductive, selon le modèle de la physique. C'est le modèle que nous avons décrit précédemment.
-les sciences historico-herméneutiques, sciences de l'esprit, procèdent de l'interprétation et visent à la compréhension du sens: leur intérêt est pratique. C'est l'objectif que nous avons suivi lors de l'établissement de nos constats suivi de la présentation de différents concepts permettant d'apporter su sens à nos propos.
-Les sciences praxéologiques et critiques regardent les activités humaines organisées et ont pour objet de dissiper les apparences mystifiantes: leur but est de permettre d'échapper à des formes de domination et d'illusion. C'est notamment le projet que nous nous étions fixés lorsque nous nous sommes interrogés sur l'aspect idéologique et mystificateur de la conception de l'organisation proposée par le champs de la communication organisationnelle et par le concpet d'auto organisation. C'est également une démarche que nous allons suivre en introduction dans le point suivant où nous soulignons les limites de notre dossier et de toute conceptualisation afin de délimiter le champs de validité de notre étude et d'anticiper les conditions de leur réfutation, comme le préconisent Popper et Feyerabend.

J’aime bien cette partie, mais j’ai un ptit repproche ( la reloue ) , en le lisant, je trouve que ca fait plus recitage de cour que donner pertinente par rapport à l’explication de notre sujet ! Ils connaissent ces sciences …

Sinon, je trouve cette partie bien, il faut juste arriver à ce dégager un peu plus de la théorie, et juste réussir à l’appliquer … tu n’es pas obligé d’être ok avec moi ? mais qu’en penses tu tout de même ?




Délimitation du champs de validation
En effet, il nous paraît dès à présent nécessaire de délimiter le champs de validation de notre étude comme le préconise Karl Popper au travers de ce qu'il nomme le "rationalisme critique". En effet, pour cet auteur, une hypothèse sérieuse intègre ses propres limites en imaginant les conditions de sa réfutation, les arguments susceptibles de l'infirmer.
Pour ce faire nous nous appuierons sur les considérations d'Herbert Simon pour qui la rationalité humaine est foncièrement limitée. Ainsi, cette étude qui s'appuie sur une forte conceptualisation peut trouver ses limites dans les limites même des capacités intellectuelles humaines. De même pour Friedrich Hayek il existe une limite absolue à notre capacité à connaître le monde et la société car ceux-ci sont trop complexes face à une raison humaine trop limitée. Nous ne serions pas assez intelligents pour organiser l'ensemble du cadre humain. Les ordres voulus, construits, que sont par exemple les entreprises (organisation artefactuelle comme nous le montrerons au cours de notre étude) sont nécessairement limités dans leur complexité du fait des limites même de l'intelligence humaine.
Ainsi , face à ces considérations, il pourrait paraître présomptueux ou naïf de notre part de croire en la possibilité de mettre sur pied une organisation totalement réfléchie, conceptualisée dans son ensemble. Il n'existe par d'organisation parfaite. Nous souhaitons simplement dans cette étude offrir une vision de l'entreprise et de la formation qui s'écarte de la conception traditionnelle encore dominante au travers de nouvelles pistes de réflexion que nous offre le champs de la communication organisationnelle.
En outre, le dernière partie, basée sur la pensée et l'auto organisation, tente de comprendre l'état actuel de la science et de la réflexion humaine tout en rappelant qu'il existera toujours une part d'incompréhension et de mystère pour l'homme qui tente de comprendre le monde. Cette incomplétude de notre savoir ne doit pas nous empêcher de conceptualiser mais doit nous encourager à être plus humble et à ne plus nous croire maître et possesseur d'un monde dont nous ne maîtriserons jamais ni les tenants ni les aboutissants dans leur ensemble.
Ainsi, cette étude, tout en incitant le lecteur à une forte conceptualisation l'emmenant loin des sentiers battus, l'invite également à adopter une attitude plus humble et réaliste face aux possibilités humaines qui nous paraissaient jusque là infinies mais qui se révèlent forte