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Examen des conséquences des incertitudes liées aux modèles utilisés .... Mécanismes et voies d'absorption des polluants par les plantes ; quels en sont les ...... du PNCA (Programme National de Chimie Atmosphérique) et de la Zone Atelier de ...... kg sans les cylindres à gaz, et la consommation électrique est de 3, 5 kW.


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ie prenante du troisième Programme de recherche et d'innovation dans les transports terrestres (PREDIT 3).

ENJEUX ET OBJECTIFS DU PROGRAMME
La dégradation de la qualité de l’air en zone urbaine ou hors agglomération est à la fois due aux sources locales fixes (activités, dispositifs de chauffage) ou mobiles (circulation automobile) mais aussi à la pollution transportée à longue distance. Pour mieux asseoir les politiques d’amélioration de la qualité de l’air dans ces différentes zones, le renforcement des connaissances scientifiques doit tenir compte des évolutions du contexte réglementaire, économique et social qui se traduit notamment par l’évolution de la structure des émissions, l’évolution des émissions des installations classées, l’évolution des carburants et des motorisations, l’évolution des parcs automobiles et routiers, l'évolution des pratiques agricoles, la modification des sources énergétiques, l’évolution du coût de l’énergie, la diversification des types d’énergie, l’apparition ou la disparition de substances nocives, la découverte de nouveaux impacts sur la santé, le bien-être ou l’environnement, l’évolution de la «représentation» de la pollution par la population, l’apparition de nouvelles questions.

Ainsi, les enjeux scientifiques du programme PRIMEQUAL 2 se posent à deux niveaux pour orienter les décisions politiques :
régional et national concernant la santé publique, les ressources, le transport, l’énergie, l’aménagement du territoire et les pratiques agricoles ;
international pour assurer le développement d’une expertise française dans les négociations entre pays.
La mise en œuvre de la loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie nécessite, d’une part, de continuer à développer des outils pour la mesure de la qualité de l’air, sa cartographie et sa prévision et, d’autre part, d’évaluer les effets sur la santé ou le bien-être et sur les écosystèmes.
Dans une démarche internationale coordonnée, la convention sur la pollution atmosphérique transfrontalière, dite convention de Genève signée en 1979 et ses protocoles en constante évolution, définit, à partir du coût de réduction des émissions de polluants et des objectifs environnementaux en matière d’acidification, d’eutrophisation, de pollution photochimique et d’impact sur la santé, les niveaux d’émissions nationaux que les états signataires s’engagent à respecter. Dans ces enceintes, les états peuvent présenter des recherches effectuées sur ces différentes thématiques, proposer de nouvelles orientations étayées sur des bases scientifiques pertinentes. Ceci implique nécessairement que le programme favorise la mise en œuvre des coopérations entre les laboratoires français et étrangers.
L’union européenne utilise également ces travaux pour l’élaboration des stratégies européennes de réduction des émissions de polluants dans l’air (AUTO-OIL, CAFE).
Pour répondre à ces enjeux, les principales extensions des recherches à soutenir dans cette nouvelle phase du programme sont (i) la prise en compte des échelles régionales et continentales (niveau européen notamment), (ii) celle de la pollution à l’intérieur des locaux à l’exclusion des ambiances professionnelles à caractère spécifique (industrielles…) et (iii) le renforcement des connaissances sur les impacts sur les écosystèmes agricoles et forestiers et sur les matériaux du patrimoine bâti (notamment patrimoine culturel et historique).
PRIMEQUAL 2 a pour objectif de soutenir des recherches finalisées. Les recherches menées plus amont sont effectuées dans le cadre du PNCA (Programme National de Chimie Atmosphérique), du PATOM (Programme Atmosphère et Océan à Moyenne échelle) et du PNEDC (Programme National d’Etude du Climat), programmes pilotés par le CNRS/INSU Elles ne seront donc pas considérées ici. En revanche, des contacts étroits seront noués avec ces programmes afin d’assurer une bonne complémentarité, voire l'émergence de projets communs.
Les liens avec les autres groupes du PREDIT seront recherchés sur les thématiques transversales (monétarisation des coûts, modèles de trafic,...).


PRESENTATION DE L'APPEL A PROPOSITIONS DE RECHERCHE
Le présent programme est articulé autour de trois axes. Le premier concerne l’exposition aux polluants atmosphériques et ses déterminants, le deuxième vise à mieux connaître les effets de la pollution sur la santé, les écosystèmes, le bâti et plus largement sur les individus, la société humaine et son environnement et le troisième a pour objectif de contribuer à la mise en place et à l’évaluation des politiques publiques.
Les projets de recherche attendus sur l’ensemble de ces axes sont de deux sortes :
des projets thématiques renforçant les connaissances sur un point précis ;
des projets transversaux nécessitant une approche coordonnée inter et/ou pluridisciplinaires permettant d’aborder les aspects systémiques de la pollution atmosphérique.

AXE 1 : Les déterminants des expositions : mesure, calcul et modélisation des émissions, concentrations et expositions
Les connaissances concernant les niveaux de contamination rencontrés dans l’environnement doivent être précisées. Mieux caractériser la nature des polluants et le niveau d’exposition des populations, des écosystèmes et des matériaux est une nécessité pour qualifier les dangers et quantifier les risques. Ainsi, les projets s’attacheront, si possible, à montrer leurs coordination et implication dans les problématiques développées dans les deux autres axes de l’appel à proposition.
Pour cet axe, l'ozone, les composés organiques volatiles et les particules fines sont les polluants prioritaires. Un intérêt particulier sera porté à la composition des particules (métaux notamment) ainsi qu'aux précurseurs de ces polluants (particules primaires, oxydes d'azote...). Les projets pourront également s'attacher à caractériser d'autres polluants comme les pesticides et les contaminants biologiques."

1.1. Caractérisation de la pollution ou de l’exposition à une échelle microlocale ou régionale
L’objectif est de disposer d’une meilleure caractérisation spatiale et temporelle de la contamination atmosphérique depuis l’échelle micro-locale jusqu’à l’échelle continentale afin d’apprécier les concentrations de polluants qui entrent en contact avec les matériaux, les écosystèmes et les populations. Ainsi, des projets scientifiques sont plus particulièrement attendus sur les points suivants :
Emissions et métrologie des polluants
Amélioration de la connaissance des émissions industrielles, et des transports terrestres (notamment particules à l’échappement, mise en suspension de particules, évaporation de COV) et aériens. Amélioration de la connaissance des émissions des écosystèmes naturels, agricoles ou forestiers, plus particulièrement pour des composés tels que l’ammoniac, les pesticides, les COV biogéniques ainsi que les NOx en zone rurale.
Développement et mise au point de méthodes de saisie de données :
Méthodes innovantes de prélèvement et d’analyse des polluants atmosphériques ;
Amélioration des performances d'appareils tels que les LIDAR, DOAS ou ceux fondés sur des diodes laser.... ;
Développement de méthodes d'utilisation de capteurs satellitaires actuels permettant de détecter des constituants atmosphériques signatures de la pollution (aérosols urbains, ozone troposphérique, oxyde de carbone, oxyde d'azote...) ;
Développement de techniques de mesures (actives ou passives) fiables et acceptables des polluants de l’air dans les microenvironnements, notamment intérieurs (sensibilité élevée, faible niveau sonore, faible encombrement). La priorité sera donnée aux polluants dont l’effet sur la santé est avéré. Cela intègre l’intercomparaison d’équipements de prélèvement disponibles.
Meilleure caractérisation physico-chimique des particules fines en suspension, afin notamment de permettre une identification de leur origine.
Modélisation inverse des émissions de polluants dans l’air à partir des concentrations mesurées dans l’air ambiant et de la météorologie (mesures en continu, tubes à diffusion,...).
La réactivité physico-chimique et le transport des polluants
Etude de la réactivité atmosphérique (phase gazeuse et multiphasique) des polluants prioritaires, visant à déterminer leur persistance et à identifier leurs principaux produits de dégradation dans des conditions simulant le milieu atmosphérique, intérieur ou extérieur.
Développement de modèles physico-chimiques mettant en jeu les phases gazeuse, liquide et solide de l’aérosol atmosphérique et leurs nombreuses interactions (formation d'aérosols secondaires à partir d'espèces gazeuses, impact des aérosols sur les cycles chimiques et les taux de photolyse...).
Examen des conséquences des incertitudes liées aux modèles utilisés (statistique, déterministe,...) et/ou aux données d’entrées (émissions, données météorologiques,...) sur les simulations.
Analyse des processus ou évaluation de modèles de physico-chimie et de transport ou de certains de leurs modules à partir de mesures ou de campagnes de mesures. La priorité sera néanmoins donnée à l’exploitation des campagnes déjà effectuées. L'exploitation de la campagne ESCOMPTE fera l'objet d'un projet fédérateur élaboré ultérieurement.
Intégration d’échelles, depuis l’échelle locale jusqu’à l’échelle continentale : la qualité de l'air et la nature et la quantité des dépôts secs étant influencées à la fois par les émissions locales et par le transport à