2.4.4. Quelle place pour l'écrit - Académie de Nancy-Metz

Le lecteur de cassettes ou de CD, le lecteur de mp3 .... Il doit être corrigé régulièrement par le professeur qui le ramasse en fin d'heure ..... Le texte paru au BO spécial n°9 du 30 septembre 2010 est entré en application à la rentrée 2011 pour ... en séries STG et ST2S applicables à compter de la session 2009 de l' examen ;

un extrait du document

































2012 - 2013











AVANT-PROPOS




Cette brochure est destinée aux professeurs nouvellement nommés dans notre académie. Elle les renseigne sur l’importance de notre discipline et leur donne quelques repères qui, nous l’espérons, les aideront à s’insérer plus facilement dans le réseau des professeurs d’allemand.

Elle s’adresse en priorité aux professeurs débutants ou encore peu expérimentés à qui nous rappelons quelques principes fondamentaux, assortis de conseils pour la conduite de la classe.

Les professeurs de langue vivante poursuivent les mêmes objectifs, quelle que soit la langue enseignée. Cette brochure en est un exemple : elle reprend largement, dans sa deuxième partie, le contenu du livret « repères pour enseigner les langues vivantes », version réactualisée par l’ensemble des inspecteurs pédagogiques régionaux de langues vivantes du guide réalisé par des inspecteurs, formateurs et professeurs d’anglais de notre académie « quelques repères pour enseigner l’anglais ».

Ces conseils et suggestions ne peuvent se substituer à une lecture approfondie des instructions et des documents d’accompagnement dont nous indiquons les références en troisième partie.







Les inspectrices pédagogiques régionales d’allemand













SOMMAIRE



L’enseignement de l’allemand dans l’académie de Nancy-Metz

L’allemand en chiffres
Vos interlocuteurs dans l’académie
L’allemand sur le serveur académique C.I.E.L.
La formation continue des professeurs d’allemand


Conseils et suggestions pour l’enseignement de l’allemand

Le professeur
L’arrivée dans l’établissement
Le professeur au sein de l’équipe éducative
Le professeur dans sa classe
La première heure de cours

2.2. Le matériel
2.2.1. Organisation matérielle
2.2.2. L’équipement de la salle de classe et le matériel nécessaire aux apprentissages
2.2.3. Organisation pédagogique

2.3. Le cours et sa mise en oeuvre
Le cours de langue
Les objectifs
La préparation du cours
Le déroulement d’une séance
L’analyse d’une heure de cours

Questions diverses
L’évaluation
Comment gérer l’hétérogénéité
Comment organiser le travail de groupe
Quelle place pour l’écrit
Quel usage de la langue maternelle ?


3. les textes officiels


1. L’enseignement de l’allemand

dans

l’académie de Nancy-Metz


L’allemand en chiffres

     La Lorraine est une terre de rencontre marquée par une double culture et pour la zone frontalière par le bilinguisme. Elle a tissé avec ses voisins des liens économiques et culturels étroits. La pratique de l’allemand ou de plusieurs langues vivantes dont l’allemand est reconnue comme un facteur d’insertion professionnelle, quel que soit le niveau de qualification (environ 80000 Lorrains travaillent au Luxembourg et 25000 en Sarre).       Cette originalité explique la part importante de l’enseignement de l’allemand dans notre académie. Quelques chiffres illustreront cette importance :  
Dans le 1er degré, 43,7% des élèves lorrains débutent l’apprentissage de l’allemand, alors que la proportion nationale est de 11%.
Dans le 2e degré, la proportion d’élèves germanistes s’élève à 44,1% (un élève lorrain sur quatre apprend l’allemand comme 1e langue et un élève sur trois comme seconde langue) alors que la moyenne nationale n’est que de 15% (7,6% d’élèves inscrits en LV1, 16,2 % en LV2).
     Dans le  projet qui définit la politique académique, les responsables de l’éducation reconnaissent cette spécificité en accordant à l’enseignement de l’allemand une attention particulière. 
L’académie de Nancy-Metz est au 6e rang national pour le nombre de sections européennes, elle est la 1ère en France en ce qui concerne la scolarisation des élèves en section européenne allemand (2 sections européennes sur 3 sont de langue allemande).  
Le dispositif expérimental « 6e bilangue » est proposé dans 196 collèges (soit dans tous les collèges de Moselle et de Meuse et dans plus de 1 collège sur 2 dans les Vosges et dans 3 collèges sur 4 en Meurthe et Moselle). La continuité de cet enseignement est assurée au lycée.  
Dans le département de la Moselle, un dispositif original d’enseignement renforcé de l’allemand offre aux élèves intéressés un enseignement précoce dès l’école maternelle. La continuité de l’enseignement est assurée dans les collèges grâce à des 6e bilangues, des sections européennes de 6e ainsi qu’à des classes biculturelles (8 sites). Enfin, un site d’enseignement paritaire a vu le jour à Sarreguemines.
A la rentrée 2008, six lycées proposent  une section ABIBAC qui prépare les élèves à la délivrance simultanée du baccalauréat français et de l’Abitur allemand. Une certification régionale similaire pour les élèves de l’enseignement technologique, le « Bac Plus », est actuellement proposée dans quatre lycées mosellans du secteur industriel ou tertiaire.  
Les nombreux partenariats avec les pays germanophones témoignent du dynamisme de la discipline. Dans notre académie, deux projets d’échange scolaire sur trois concernent les rencontres avec les pays de langue allemande. L’académie promeut le développement de partenariats transfrontaliers originaux comme les stages en tandem dans des entreprises allemandes pour les collégiens ou le projet Saarbahn en lycée.

Enfin, l’année passée encore les élèves de l’académie de Nancy-Metz ont obtenu des résultats plus qu’honorables aux certifications proposées gratuitement par l’Education Nationale.
 Ce constat ne doit cependant pas masquer la fragilité du recrutement. En dix ans, le pourcentage des élèves germanistes en collège est passé de 36 à 25 % en LV1. Un nombre croissant d’élèves n’apprend plus l’allemand. On observe une baisse générale du pourcentage des élèves germanistes dans le 1er comme dans le 2nd cycle, hormis en LP où l’on relève une augmentation de plus de 3,4%. Certaines actions  sont organisées à l’échelon départemental ou académique pour promouvoir le choix de l’allemand à l’école ou au collège:
- le projet « médiathèques-ludothèques allemandes » : installation dans les collèges d’un espace récréatif où les élèves pratiquent l’allemand en s’amusant (une soixantaine de collèges sont équipés à ce jour ; information plus complète sur le serveur académique) ;
- les projets MOBIBIB, MOBINET et MOBIFILM, qui visent à promouvoir l’allemand à l’école primaire en mettant à la disposition des enseignants différents types de matériels didactisés (pour toute information, contacter le Goethe Institut ou les CDDP) ;
- le projet DEUTSCHMOBIL qui permet la mise à disposition d’un véhicule de promotion de la langue allemande dans les écoles et les collèges (information auprès du Goethe Institut, voir ci-dessous).  
Toutes les actions menées localement pour défendre notre discipline sont les bienvenues. On peut les faire connaître en s’adressant à la rédactrice de « Was gibt’s Neues ? » (cf. ci-dessous), journal en ligne que vous pouvez consulter à partir de la page « allemand » du site académi-que. 
1.2 . Vos interlocuteurs dans l’Académie - Quelques adresses utiles
 
INSPECTRICES PEDAGOGIQLES
REGIONALESAdresse postale : Rectorat
C.O. n°13
54035 – NANCY Cedex
Bureaux :
6 bis, rue du Manège- NancySecrétariat :          03 83 86 25 42
Fax :                     03 83 86 25 66

Mme Maccarini Jocelyne
03 83.86.25.63
 HYPERLINK "mailto:jocelyne.maccarini@ac-nancy-metz.fr" jocelyne.maccarini@ac-nancy-metz.fr
Mme COSTE Emmanuelle 03 83.86.25.64
 HYPERLINK "mailto:emmanuelle.coste@ac-nancy-metz.fr" emmanuelle.coste@ac-nancy-metz.fr
Serveur académique C.I.E.L.  Liste de diffusionAudrey PARIS HYPERLINK "mailto:Audrey.Paris2@ac-nancy-metz.fr" Audrey.Paris2@ac-nancy-metz.fr
Formation continue
des professeurs d’allemand  Viviane HUNTZINGER  HYPERLINK "mailto:Viviane.huntzinger@ac-nancy-metz.fr"viviane.huntzinger@ac-nancy-metz.fr  « WAS GIBT’S NEUES »
(journal en ligne)Audrey PARIS HYPERLINK "mailto:Audrey.Paris2@ac-nancy-metz.fr" Audrey.Paris2@ac-nancy-metz.fr
WEBMESTREJean-Marc DUBOIS HYPERLINK "mailto:Jean-Marc.Dubois@ac-nancy-metz.fr" Jean-Marc.Dubois@ac-nancy-metz.frGOETHE INSTITUT 39, rue de la Ravinelle
54052 – NANCY CedexTel :                        03 83 35 44 36
Fax :                       03 83 32 44 45
Centre transfrontalier
(Enseignement de l’allemand en Moselle) Collège la Fontaine
Rue Liévin
57500 – ST AVOLDTel :                        03 87 91 06 54
Adresse électronique :
 HYPERLINK "mailto:Ctf57@ac-nancy-metz.fr"ctf57@ac-nancy-metz.fr
site internet :
 HYPERLINK "http://www.ac-nancy-metz.fr/ia57/ia/site_ctf/index.htm"http://www.ac-nancy-metz.fr/ia57/ia/site_ctf/index.htm ADEAF
         (antenne régionale) Mme Claudine RULQUIN Tel :                         03 83 40 63 13
1.3. L’allemand sur le serveur académique C.I.E.L.

les sites
Les professeurs d’allemand trouveront sur le serveur académique à l'adresse ci-dessous:
 HYPERLINK "http://www.ac-nancy-metz.fr/"http://www.ac-nancy-metz.fr
Trois sites susceptibles de les intéresser :
le site associatif ADEAF (accessible à partir de la rubrique « Autres Ressources » )
le site allemand en lycée professionnel ( accessible par la rubrique « Pédagogie »)
le site allemand en lycée et collège ( accessible par la rubrique « Pédagogie »)
Ce dernier site est accessible directement via l'adresse :
 HYPERLINK "http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/allemand"http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/allemand
Il a pour vocation de :


LA liste de diffusion
L'inscription ou l'abonnement à une ou plusieurs listes de diffusion (Professeurs d'allemand, sections européennes, …) se fait directement sur le site d'allemand à partir de la rubrique :"listes de diffusion"
Il suffit de disposer d'une adresse électronique et d'un mot de passe.

Une fois inscrit (abonné), chaque enseignant peut diffuser et recevoir les informations urgentes liées à la profession et à l'enseignement de l'allemand quasiment en temps réel.
La liste est bien entendu modérée et le désabonnement est toujours possible.

"S'informer".

Il suffit de disposer d'une adresse électronique et d'un mot de passe.



1.4. La formation continue des professeurs d'allemand.

Vous trouverez dans le PAF (Plan Académique de Formation) 2012-13 :
 HYPERLINK "http://formationdespersonnels.ac-nancy-metz.fr/paf/recherche1.php?VARmot_cle=&VARdisciplines=ALLEMAND&Submit1=OK%20" http://formationdespersonnels.ac-nancy-metz.fr/paf/recherche1.php?VARmot_cle=&VARdisciplines=ALLEMAND&Submit1=OK  HYPERLINK "http://ciel5.ac-nancy-metz.fr/mission_formation_continue"
Nous vous rappelons que les candidatures individuelles aux stages sont retenues en fonction des critères suivants:
l'avis du chef d'établissement
le nombre de formations demandées
les priorités indiquées par le candidat (voeu 1, 2, 3)

En cas d'effectif pléthorique, le choix est fait par les inspecteurs. L'usage est de ne retenir qu'une candidature par établissement.

Des professeurs d'une ou plusieurs disciplines qui enseignent dans un même établissement peuvent, en accord avec le chef d'établissement, demander à tout moment à la « mission formation continue » la mise en place d'une formation d'initiative locale (FIL) sur un thème particulier.


Conseils et suggestions

pour

l’enseignement de l’allemand


2.1. LE PROFESSEUR

2.1.1. L’arrivée dans l’établissement

Dès votre nomination, pensez à consulter le site académique de l’établissement, puis prenez contact avec le chef d’établissement (et son adjoint) : il doit être votre interlocuteur privilégié. Renseignez-vous sur les niveaux dont vous aurez la charge et sur les manuels en usage.

Il est indispensable de bien connaître l'établissement et le travail qui vous est confié. Le jour de la prérentrée, vous prendrez connaissance
- de votre emploi du temps,
- du règlement intérieur (contrôle des absences, sanctions, organisation des cahiers de textes),
- du projet d’établissement,
- de l’identifiant qui vous permettra d’accéder à l’espace numérique de travail (ENT),
- des manuels et méthodes utilisés dans vos classes ainsi que des supports qui les accompagnent (voir auprès du professeur documentaliste);

Procurez-vous également les programmes officiels de langues vivantes et des documents d’accompagnement.
Consultez la circulaire n°97-123 du 23 mai 1997 (mission du professeur) ainsi que le bulletin officiel n° 29 du 22 juillet 2010 sur les compétences professionnelles attendues du professeur.

N’hésitez pas à vous rapprocher des professeurs principaux des classes qui vous seront confiées ainsi que du professeur coordonnateur de votre discipline. Pensez à rendre visite au professeur de documentation.

Réglez dès que possible les problèmes matériels :
vous renseigner sur les horaires de l’établissement, la répartition en trimestres ou en semestres, l’organisation des cours de quinzaine ;
vous procurer dès qu’elles sont disponibles les listes des groupes de langue ;
vous munir des clés ou cartes magnétiques vous permettant d’accéder à toutes vos salles ;
vous renseigner sur les possibilités de duplicopie ;
vous informer sur le matériel disponible, son état, les modalités d’emprunt, …

2.1.2. Le professeur au sein de l’équipe éducative

Faites-vous connaître auprès des membres de la communauté éducative de votre établissement avec lesquels vous serez amené à travailler.
Votre discipline s’appelle « langues vivantes », il est donc essentiel d’échanger et de communiquer avec les professeurs des autres langues qui partagent les mêmes préoccupations que vous.

2.1.3. Le professeur dans sa classe

Passer de l’autre côté du bureau implique un certain nombre de responsabilités et la prise de conscience que l’on est, au moins en début d’année, le point de mire de la classe. Il convient de s’interroger sur la façon dont on est perçu dans son apparence et son comportement :
Pour s’en rendre compte, on peut s’enregistrer ou se filmer. On peut aussi pratiquer avec ses collègues (ou l’assistant) l’observation mutuelle.

Les qualités d’animateur du professeur sont également primordiales : un professeur dynamique et expressif sera toujours apprécié de ses élèves. Pour mieux agir sur son public, il doit apprendre à calculer ses effets, par exemple à moduler sa voix et gérer l’espace, en n’hésitant pas à se rapprocher ou s’éloigner des élèves selon les besoins. Soyez attentif au registre de langue que vous employez ainsi qu’à votre façon de communiquer avec les élèves (ils méprisent souvent la démagogie et la familiarité).

Veillez enfin à l’image que vous donnez de votre travail : l’écriture au tableau et sur les copies par exemple. Que penser d’une trace écrite au tableau peu lisible ou mal présentée, de remarques portées sans soin sur les copies ? La présentation d’une synthèse bien organisée qui permettra aux élèves de retrouver le fil de la leçon et la trame du travail effectué crédibilise le professeur et justifie ses propres exigences au niveau du soin.

Comment s’adresser à son public ?
Il est toujours plus facile et adroit de passer du “ vous ” au “ tu ” que l’inverse. Les élèves sont habitués à un certain type de rapports avec les professeurs de leur établissement. Il est donc sage de s’informer d’abord sur les pratiques locales (les professeurs appellent-ils les élèves par leur nom ou leur prénom, ... ?). Ultérieurement, le professeur peut adopter sa manière propre, quitte à se démarquer, mais il ne faudra jamais oublier que les élèves n’acceptent pas la démagogie et la familiarité. Ils respectent d’autant plus volontiers le professeur qu’ils se sentent eux-mêmes respectés.


2.1.4. La première heure de cours :

La première heure de cours est décisive : il est essentiel que les élèves ne vous sentent pas indécis et que vous donniez le ton :

Arrivez à l’heure (c'est-à-dire un peu en avance). 

Attendez le silence complet avant de prendre la parole, mais signalez bien par votre attitude que vous l’attendez. Il est important d’obtenir l’attention de la classe et de mettre les élèves en activité rapidement. Parlez ensuite d’une voix posée, ni trop faible, ni trop forte.

Présentez-vous brièvement. Ecrivez votre nom au tableau. Ne dites rien de votre grade ni de votre ancienneté.

Vérifiez scrupuleusement la présence de chaque élève : faites l’appel à partir de la liste des élèves fournie par l’administration. En cas de doute, demandez à l’élève de prononcer son nom. Notez le nom des absents et transmettez l’information à l’administration. N’oubliez jamais que les élèves qui vous sont confiés sont sous votre responsabilité morale et juridique.

Mémorisez rapidement les noms de vos élèves afin d’éviter qu’ils ne s’installent dans un anonymat ; faites un plan de classe pour situer vos élèves et demandez-leur de placer devant eux une étiquette à leur nom. Il n’est pas inutile de leur demander de garder la même place pendant plusieurs semaines au moins.

Vérifiez que vous avez bien le même emploi du temps que vos élèves (jours, horaires, salles, fréquence des cours) ; les erreurs ne sont pas rares en début d’année.

Faites remplir une fiche individuelle, comportant tous les renseignements qui vous paraissent utiles pour situer l’élève au plan scolaire et personnel. Evitez de lui poser les questions auxquelles vous n’aimeriez pas répondre vous-même.
NB : chaque élève a un dossier dans l’établissement. L’administration vous le communiquera à la demande, si vous avez besoin d’autres informations.

S’il vous est possible de disposer les tables en U ou en épi, faites-le rapidement pour favoriser la communication. Sinon, n’acceptez pas que les premières places restent inoccupées.
Spécifiez le matériel à chaque cours (après avoir consulté la liste donnée par l’établissement le cas échéant), tout en veillant à ne pas surcharger le cartable des élèves.

Demandez et notez le nom de l’élève responsable du cahier de textes de la classe et de la feuille d’appel.

Commencez sans plus attendre le cours, si possible par des activités qui visent à créer le contact et qui impliquent le plus grand nombre. Prévoyez que tous les élèves n’auront peut-être pas encore le manuel (ni leur cahier d’exercice qui doit être commandé chez le libraire).

Arrêtez votre cours quelques minutes avant la sonnerie pour avoir le temps de donner le travail à la maison et de laisser aux élèves le temps de remplir leurs cahiers de textes.

Au cours des séances qui suivront, mettez en place un “ code de bonne conduite ” qui implique le professeur et la classe. Définissez vos attentes, votre manière de travailler, la fréquence des devoirs, votre système d'évaluation des cinq compétences ... en quelque sorte le contrat que vous passez avec la classe. Réservez-vous le droit de l’adapter en cours d’année au besoin.


2.2. LE MATERIEL

2.2.1. Organisation matérielle :

Il est important de :
réfléchir à la disposition des tables en fonction des objectifs visés (interaction orale...) ;
vérifier le bon fonctionnement de l’équipement (rétro-projecteur, vidéo-projecteur, connexion Internet...) qui peut être à disposition dans la salle ou à réserver ;
s’assurer que l’on a le nombre suffisant de documents à distribuer aux élèves et en vérifier la qualité (lisibilité…).

2.2.2. l’équipement de la salle de classe et le matériel nécessaire aux apprentissages:

Le lecteur de cassettes ou de CD, le lecteur de mp3
Son usage est aussi important au lycée qu’au collège. Une activité de compréhension orale est un exercice difficile pour l’élève (assimilable à une conversation téléphonique). Un enregistrement de deux minutes est considéré comme un document long en classe de troisième. Un véritable entraînement à la compréhension requiert plusieurs écoutes (en continu ou fractionnées selon les objectifs fixés) et la définition de tâches précises qui rendront les élèves actifs, ou du moins attentifs.

La qualité d’écoute est un paramètre important :
Placez l’appareil à un endroit adéquat (pour que le document puisse être entendu par tous les élèves).
Réglez le volume (ni trop faible, ni trop fort).
Repérez le compteur au début et à la fin de l’enregistrement utilisé, afin de ne pas perdre de temps (ni la face) devant les élèves.
Allez au fond de la classe pour vérifier la qualité de l’audition.

Le rétroprojecteur 
D’un maniement aisé, il permet entre autres de focaliser l’attention, de manipuler plus facilement un document (découverte progressive, …), de limiter le nombre des documents photocopiés. C’est un auxiliaire précieux pour la restitution de travaux de groupes ou la correction collective.

Le magnétoscope, le lecteur de DVD 
Ils permettent de recourir à des supports attrayants, mais son maniement est délicat et nécessite un entraînement plus ou moins intensif selon le modèle … et les compétences du professeur. Les élèves l’aideront volontiers à s’en servir. Comme les autres outils, il accroît l’efficacité du professeur lorsqu’il est utilisé régulièrement et pour des activités intégrées à sa démarche.

Les outils numériques :
Les attentes de l’institution et du corps social dans le domaine de l’enseignement des Langues Vivantes rendent indispensable l’utilisation de tous les outils qui peuvent en améliorer l’efficacité. Les TICE en font partie. Tout support est utile pourvu qu’il soit utilisé au service de votre enseignement, et plus la gamme sera large, plus il sera facile de varier les activités (dans leur forme au moins, sinon dans leur contenu).
L’outil informatique ne sert pas uniquement à la recherche de données sur Internet. Il doit avant tout faciliter la mise en œuvre des activités de communication. L’utilisation des Tice offre de multiples possibilités, qu’il s’agisse d’activités de production ou de réception, à l’écrit comme à l’oral. Le choix de l’outil doit, pour être pertinent, répondre à des choix pédagogiques.
En l’absence d’outils numériques dans la salle de cours, on peut avoir recours au rétroprojecteur ou au magnétoscope...
NB : vous veillerez au respect des droits sur la propriété intellectuelle (BO n°34 du 17 septembre 2009).
Le baladeur
Outil pédagogique « nomade », il permet à l’élève de s’entraîner en dehors du cadre de la salle de classe. Les documents peuvent alors être travaillés (écoutés ou enregistrés) dans tout contexte personnel : dans sa chambre, dans l’autobus, durant les vacances et temps libres… La baladodiffusion est un outil précieux au service du plan de rénovation de l’enseignement des langues dans la mesure où elle permet d’externaliser les activités de réception (compréhension de l’oral) et de production (expression orale) de l’élève. L’enseignement dispensé par le professeur n’est plus limité à l’espace classe et le temps d’exposition de l’élève à la langue étrangère s’en trouve augmenté en palliant les limitations inhérentes au fonctionnement d’un établissement scolaire (horaires, équipements, etc.).
Cela suppose, de la part du professeur, de mettre en place une pédagogie adaptée.
Le tableau blanc interactif (TBI), tableau blanc électronique :
relié à un ordinateur et à un vidéoprojecteur, il constitue un dispositif de visualisation collective. Ce tableau « intelligent » est plus qu'un « simple » écran informatique, il permet de commander l'ordinateur auquel il est relié et les annotations faites au tableau peuvent être sauvegardées, modifiées et diffusées.

Le manuel
Un manuel est indispensable au collège et nécessaire au lycée. Son utilisation évite de multiplier exagérément (et d’ailleurs illégalement) les photocopies d’autres ouvrages ou de documents divers.
Le manuel est un outil pour les élèves. Pensez à l’examiner avec eux en classe en début d’année pour en montrer toute la richesse et favoriser une utilisation autonome.
Il est aussi un outil pour le professeur. Il faut distinguer le manuel du programme officiel et ne pas s’enfermer dans une application mécanique de telle ou telle méthode. Votre propre réflexion pédagogique vous conduira progressivement à une certaine autonomie face au manuel. Il appartient au professeur de faire des choix pédagogiques en fonction des besoins de chaque classe et d’établir sa propre progression.

Le cahier d’exercice
Il peut s’avérer être aussi un outil précieux. Il ne doit être acheté que s’il est utilisé tout au long de l’année scolaire.

Le cahier des élèves
Le professeur est responsable de ce qui demeurera dans le cahier de cours (ou classeur) de l’élève. C’est un outil essentiel, de la 6e à la terminale. Afin de rendre l’apprentissage plus cohérent pour l’élève, il serait bon que les professeurs d’un même établissement s’entendent sur la gestion du cahier : quelle partie sera consacrée au cours (bilans lexicaux, grammaticaux, fonctionnels, méthodologiques …) ? Aux exercices ? On pourra consacrer une séance à l’utilisation des cahiers et les vérifier régulièrement, au moins dans le premier cycle et dans le cycle de détermination.


2.2.3. Organisation pédagogique :
La mémoire du cours :
Une bonne gestion du tableau favorise l’apprentissage : les mots et structures isolés ne signifient rien pour les élèves hors contexte. L’élève doit pouvoir retrouver dans son cahier une trace de la leçon qui lui permette de progresser.
Le cahier de textes de la classe (papier ou numérique) est un outil de communication à destination de l’élève, des familles, de l’administration et de l’inspection (à la différence du cahier de bord du professeur). Le renseigner régulièrement n’est pas seulement une obligation de service ; le caractère officiel de ce document s’accompagne d’un intérêt pédagogique si les contenus (objectifs, compétences entraînées, notions langagières, faits de langue, consignes de travail à la maison), la progression et les moments d’évaluation sont explicites. Il est souhaitable de prendre le temps en fin de leçon de renseigner ce cahier avec soin.
D’autres supports permettent de garder une trace du cours : baladeurs, espace numérique de travail, cahier de classe (ce cahier, facultatif, est rempli par les élèves à tour de rôle comme s'ils remplissaient leurs propres cahiers. Il doit être corrigé régulièrement par le professeur qui le ramasse en fin d'heure et reste disponible pour tout élève devant rattraper un cours ou vérifier ses prises de notes).



2.3. LE COURS et sa MISE EN OEUVRE


2.3.1. Le cours de langue
A quoi sert un cours de langue ? Quels sont les objectifs ?
Le cours n’est pas une simple confrontation à la langue vivante. Il sert à l’acquisition de stratégies d’apprentissage et à l’appropriation de contenus nouveaux afin de rendre l’élève autonome dans la pratique d’une langue qui n’est pas la sienne.
Pendant le cours, l’élève doit apprendre à comprendre et à s’exprimer en langue étrangère à l’oral comme à l’écrit.

Pour maîtriser une langue, l’élève doit être capable de :
comprendre un message oral;
comprendre un message écrit;
s’exprimer à l’oral en continu;
s’exprimer à l’écrit;
s’exprimer en interaction.

Quelles sont les conditions à réunir pour y parvenir ?
Il faut des connaissances
L’élève doit acquérir progressivement des connaissances linguistiques (lexique, grammaire, phonologie) et culturelles (connaissance de l’Autre, découverte de faits historiques…) qui sont intégrées à la pratique de la langue.
La seule connaissance de contenus linguistiques et/ou culturels ne suffit pas :
Il faut des capacités
Il s’agit de développer chez l’élève des stratégies qui vont lui permettre d’utiliser ces connaissances pour accéder au sens et produire du sens en langue étrangère :
dans le domaine de la compréhension ( repérer, anticiper, déduire, stocker de l’information, mettre en réseau…. ) et dans le domaine de l’expression (mobiliser, compenser par des stratégies de contournement).
Il faut des attitudes :
L’élève doit être mis en situation d’avoir envie et besoin de comprendre et de s’exprimer. L’ennui n’a pas sa place en cours de langue. Un élève impliqué et actif développe le goût de l’effort et éprouve du plaisir à s’exprimer en langue vivante. Il convient d’éveiller sa curiosité.

Comment fait le professeur?
Il doit créer des besoins
Il s’agit de se placer dans une approche actionnelle telle que décrite dans le CECRL.
Les situations d’apprentissage transposent en langue étrangère des situations de communication qui auraient un intérêt pour l’élève dans sa langue maternelle.
Les tâches ne se limitent pas à des situations de communication de la vie quotidienne ; elles doivent avoir un ancrage dans le contexte culturel.
La réalisation de la tâche, quelle qu’elle soit, n’est pas un objectif en soi. C’est le parcours d’apprentissage qui importe. Une même tâche peut se complexifier en fonction du niveau visé et du degré de maturité de l’élève (on ne se présente pas de la même manière selon l’âge, la situation et les acquis linguistiques).
L’ambition du professeur est source de motivation pour l’élève.
Il doit faire des choix
Les supports sont choisis en fonction d’une progression logique, cohérente et établie par le professeur, pour leur intérêt pédagogique (culturel et linguistique).
L’analyse des supports est une phase indispensable et incontournable. Elle ne doit cependant pas faire oublier au professeur que l’élève découvre le document pour la première fois. Il est nécessaire d’identifier les éléments facilitateurs et les obstacles prévisibles.
L’exploitation du support répond aux objectifs fixés par le professeur sans être nécessairement exhaustive.
Il doit concevoir les phases du cours
L’objectif visé par le professeur détermine la nature, la durée et l’enchaînement des activités proposées à la classe. Chaque étape prend appui sur ce qui a été fait en amont et prépare la suivante.
Chaque phase du cours vise un objectif (acquisition, appropriation, rebrassage, fixation) qui contribue à la réalisation du projet final.
Aucun apprentissage ne peut se faire sans entraînement : les élèves doivent avoir le temps et l’opportunité de réinvestir ce qu’ils ont appris ; ils ont le droit à l’erreur.
La démarche du professeur vise l’accompagnement et non l’évaluation systématique.

2.3.2. Les objectifs

L’approche communicative
La communication en langue étrangère est à la fois la finalité et le vecteur de notre enseignement. Le contexte de la classe permet rarement une communication naturelle dans la langue cible. Pour s’en approcher, il convient de rechercher la plus grande interactivité possible et de créer les possibilités d’échanges entre la classe et le professeur, mais aussi entre les élèves. Le professeur doit éviter d’être l’unique interlocuteur de la classe et d’utiliser le seul questionnement pour que s’instaure le dialogue. Il serait donc judicieux de mettre en place dès le début de l'année, en les enrichissant progressivement, un lexique et des notions permettant aux élèves de ne s'exprimer qu'en allemand pendant l'heure.

L’apprentissage linguistique
Savoirs et savoir-faire
L’apprentissage d’une langue étrangère ne se limite pas à l'étude de mots, de structures ou de connaissances culturelles. Il est aussi indispensable de développer des savoir-faire, c’est-à-dire des techniques permettant à l’élève d’utiliser ses savoirs pour comprendre ou s’exprimer. Il s’agit non seulement d’acquérir les compétences langagières fondamentales, mais aussi des techniques que la pratique de la langue maternelle ne requiert pas de façon consciente : par exemple anticiper, inférer, déduire pour mieux comprendre ; mobiliser son acquis, formuler autrement pour mieux s’exprimer.

Phonologie, accentuation et intonation
La reconnaissance et l’imitation de modèles sonores sont une composante essentielle des compétences de compréhension et d’expression. La préoccupation première d'un professeur de langue vivante est donc la qualité du modèle linguistique présenté aux élèves. Il ne devra jamais perdre de vue l'importance de la prosodie, de l'intonation et de la prononciation.

Le lexique
L’enseignement lexical doit être organisé en fonction de critères de productivité. Lorsqu’il aborde un nouveau document, le professeur doit apprécier sa charge lexicale et distinguer le vocabulaire actif du vocabulaire passif (ou de reconnaissance).
L'apprentissage du lexique passe par plusieurs phases : élucidation, manipulation, fixation, réactivation. Apprendre un mot exige de l'élève une attitude active. Des mots pris et appris isolément ne seront ni aussi bien compris, ni aussi bien mémorisés que des mots appris dans un contexte explicite.
Le professeur peut choisir d'élucider certains mots mais ce choix doit être très réfléchi. Certains mots pourront être compris par inférence (formation, étymologie, contexte). Pour d'autres, le professeur renverra au lexique en fin de manuel, au dictionnaire, pour d’autres encore il donnera un antonyme, une explication ou une traduction.

La grammaire
La grammaire n'est pas une fin en soi mais un outil au service du sens et de la communication. Dans cette optique :
On prévoit pour chaque fait de langue une phase d’exposition plus ou moins longue, où l’on conduit progressivement l’élève à formuler la règle, et une phase d’acquisition. L’objectif final reste l’acquisition d’automatismes. Il implique une progression "spiralaire", c'est à dire un rebrassage constant des structures, associé à un enrichissement progressif des moyens langagiers.
On distingue une grammaire « passive » ou « de reconnaissance », qui aide l'élève à comprendre en identifiant certaines structures, et une grammaire « active », qui vise la maîtrise des mécanismes nécessaires à l’expression.
L’apprentissage grammatical n'a d'intérêt et d'efficacité que s’il est ancré dans des énoncés porteurs de sens.

L’apprentissage culturel
Il faut comprendre le terme « culture » dans son sens le plus large : l’apprentissage culturel englobe tous les thèmes liés à l’histoire, la géographie, l’économie, la création intellectuelle et artistique, mais aussi les différents aspects de la vie courante pour les pays germanophones. Quel que soit le niveau, il est toujours associé à l’apprentissage linguistique.
Les sujets traités doivent correspondre au degré de maturité de la classe et faciliter la communication interculturelle, c’est-à-dire permettre à l’élève de définir son environnement culturel en allemand et d’appréhender progressivement l’univers culturel des germanophones.
A la différence des programmes du collège, les nouveaux programmes de lycée définissent à chaque niveau l’aire culturelle dans laquelle doivent s’inscrire les apprentissages.


2.3.3. La préparation du cours
Eléments à prendre en compte dans la préparation d'un cours :

Les instructions officielles et les documents d'accompagnement (voir références p. 18)

Les élèves :
le profil de la classe ;
l’âge moyen des élèves et leurs intérêts ;
leur niveau de maturité : capacités d’abstraction, d'attention et de mémoire ;
- les acquis de chaque élève dans chacune des activités langagières ;
- leur degré d’autonomie en allemand.

Les conditions de travail :
- le manuel ;
- l’horaire de la classe ;
- la configuration du groupe : classe entière, groupe ou regroupement d'élèves issus
de plusieurs divisions ;
- le moment de l’année, de la semaine et de la journée ;
- les conditions matérielles : disposition de la salle, acoustique, accessibilité du
matériel (et état de fonctionnement !), ...

Les questions à se poser pour préparer son cours :
Où se situe cette séance dans la progression / dans la séquence ? Quel est l’acquis des séances précédentes ?
Le thème / le document qui m’intéresse intéressera-t-il aussi ma classe ?
Quelles sont les potentialités du support choisi ? (Quels savoirs permet-il de réactiver ou de mettre en place? Quels savoir-faire peut-on entraîner ?)
Quels sont les objectifs communicationnels, linguistiques et civilisationnels de la leçon ?
- Quelles difficultés vont rencontrer les élèves ? Comment les aider à les surmonter ?
- Comment enchaîner les activités de façon cohérente ?
- Quelles consignes donner pour la réalisation des tâches en cours / à la maison ?


2.3.4. Le déroulement de la séance

Le professeur doit tout mettre en oeuvre pour susciter la motivation de l’élève, condition essentielle pour un enseignement efficace. Pour ce faire, il faut non seulement choisir des documents stimulants, mais aussi savoir les problématiser et varier les formes de travail. Toutefois la motivation n’est pas une fin en soi, et elle ne peut à elle seule justifier la démarche choisie. Il n’y a pas de cours type, uniforme et systématique, mais la démarche prévue doit répondre à des objectifs d’apprentissage précis. Les moments les plus importants – et les plus fréquents – sont les suivants :

sð ðLa phase de restitution
C est pour l élève l occasion de montrer ce qu il a retenu du / des cours précédents et pour le professeur de tester son efficacité. Cette phase est donc essentielle. L interrogation orale (qui peut être une phase d'évaluation de l'expression discursive) et la correction du travail donné ne devraient toutefois pas excéder 10 à 15 mn, sous peine de devenir lassantes ou de déséquilibrer la séquence.

sð ðLa phase de recherche
Qu il s agisse d un document nouveau ou en cours d étude, l’élève est amené à y relever des informations nouvelles. C’est un moment de découverte (individuelle ou collective) qui permet d’entretenir la curiosité.
Le plus souvent, cette phase permet l’entraînement à la compréhension. Il peut prendre des formes très diverses, mais il répond toujours à la nécessité de développer chez l’élève des stratégies adaptées. Pour mieux y parvenir, le professeur peut :
prévoir pour chaque élève (ou chaque groupe d’élèves) des consignes qui le rendent actif ;
proposer une aide préalable, au besoin différenciée (elle doit être proposée avec une grande économie de moyens et faciliter l’accès au sens sans le dévoiler) ;
entraîner la classe à l’identification progressive et ciblée des indices linguistiques qui permettent aux élèves d’accéder au sens du message.

sð ðLa phase de production
Toutes les formes d expression sont envisageables, mais les conditions requises sont toujours les mêmes :
L entraînement doit s effectuer dans un contexte donné (souvent créé à partir d un document).
Il permet un enrichissement linguistique. Les traces écrites au tableau rendent compte des moyens déjà disponibles et mis en commun, ainsi que de l’acquis nouveau. Elles sont organisées de telle sorte qu’elles favorisent la mémorisation et / ou la reformulation.
Afin d’entraîner les élèves à toutes les formes d’expression, il est important de varier les situations de communication créées à partir des documents. Il est important d’entraîner la classe à toutes les formes d’expression.

sð ðLa phase de bilan
Le plus souvent située en fin de leçon, elle est un moment d apprentissage cognitif consacré à des activités telles que la prise de notes, la réflexion sur un fait de langue mis en évidence au cours de la leçon, un bilan méthodologique, une reprise de la production orale à partir des traces écrites figurant au tableau.... et les consignes de travail pour l’heure suivante.
Ces différentes phases, à l’exception de la première, ne sont pas nécessairement abordées à chaque heure de cours, et elles ne se succèdent pas nécessairement dans cet ordre. Quelle que soit la démarche choisie, il est important en revanche
que les objectifs soient clairs pour la classe (d’où l’intérêt de dissocier les entraînements) ;
que les activités s’enchaînent selon une cohérence visible pour l’élève ;
que la séance soit bien rythmée (avec au moins un temps fort) ;
qu'une ou plusieurs pauses bilan structurantes consolide(nt) les acquis;
que le professeur sache adapter le schéma prévu en fonction des impondérables / des réactions de la classe, que le "prévisionnel" ne se substitue pas constamment à "l'événementiel".

2.3.5. L’analyse d’une heure de cours
L’auto-analyse est pour le professeur un moyen d’améliorer son efficacité. Il pourrait par exemple se poser au terme d’une séance les questions suivantes :

La gestion du groupe
Ai-je vérifié le travail à faire / l’acquis de la séance précédente ?
Mes élèves se sont-ils impliqués ?
Ai-je facilité la participation du plus grand nombre ?
Ai-je été attentif aux progrès de chacun ?
Ai-je bien réagi dans les situations suivantes : le retard en début d’heure, le travail non fait, le refus de coopérer, le bavardage, la prise de parole intempestive ?

Les contenus
Mes objectifs étaient-ils trop ambitieux ? Répondaient-ils aux instructions en vigueur ?
Quels savoir-faire ai-je fait travailler ?
Qu’ont appris mes élèves dans les domaines linguistique, culturel, méthodologique ?
Suis-je certain que ce que je leur ai enseigné est juste ? Sinon, comment corriger mes erreurs ?
Cela leur sera-t-il utile ?

La mise en oeuvre
Ai-je suivi mon plan de cours ? Sinon, mon efficacité en a-t-elle été accrue?
Quelles activités les élèves ont-ils réalisées le plus facilement ? Le moins facilement ? Les consignes données étaient- elles suffisamment claires ? Ai-je fourni aux élèves des aides appropriées et leur ai-je garanti un seuil minimum de réussite?
Ai-je bien rythmé la séance et géré correctement le temps?

L’utilisation du matériel
- Ai-je bien géré le tableau ?
Ce que j’ai écrit était-il lisible et bien disposé ?
Etait-ce nécessaire / suffisant ?
Ai-je eu des difficultés matérielles ? Comment y remédier ?

Pour faciliter son auto-observation, le professeur soucieux d’améliorer sa pratique devrait successivement focaliser son attention sur des champs d’observation ou des moments du cours précis.



2. 4. QUESTIONS DIVERSES

2.4.1. L’évaluation

L'évaluation n'est pas une fin en soi. Elle renseigne le professeur et l’élève sur la progression de ce dernier :
Elle aide le professeur à adapter sa progression et à organiser la remédiation. A cet effet, il doit toujours s'intéresser à la démarche utilisée par l'élève pour accomplir la tâche demandée.
La prise de conscience par l'élève de ses progrès et de ses difficultés passe aussi par la capacité à s'auto-évaluer.

L’évaluation ne doit être ni trop précoce, ni trop fréquente. Il faut laisser à l'élève le temps de s'approprier les connaissances. En revanche elle doit être régulière et en cohérence avec la progression prévue. Une évaluation concentrée en fin de trimestre – quel que soit le niveau – n’est pas pédagogique.


Il est indispensable d’évaluer les progrès des élèves pour toutes les compétences auxquelles ils sont entraînés. Il vaut donc mieux ne pas tester trop longuement, et ne pas tout tester en même temps.

Les critères d’évaluation doivent être transparents pour le professeur et pour les élèves.

Dans les bulletins trimestriels, il est utile de détailler les notes, en disant à quelles compétences elles renvoient. L’appréciation doit expliquer les résultats. Elle renseigne l’élève et ses parents sur son comportement, son investissement et les progrès possibles. On évitera les injonctions moralisatrices et les condamnations sans appel.



2.4.2. Comment gérer l'hétérogénéité ?

On peut considérer aujourd’hui que l’hétérogénéité est inhérente à toute situation d’enseignement. Il faut donc en tenir compte pour aider un maximum d’élèves à atteindre le même objectif, par des moyens différents et à des moments différents.

Pour évaluer le degré d’hétérogénéité du groupe, il faut s’interroger sur :
ses aptitudes générales à l'apprentissage, qui dépendent beaucoup des capacités cognitives, de la maîtrise du français, des méthodes de travail ;
les connaissances des élèves en allemand ;
leur motivation.

La difficulté est d’apporter à chaque élève l’aide dont il a besoin sans le rendre dépendant. Quel que soit s