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Question : En quoi la chute du mur de Berlin annonce-t-elle la fin du monde .... Oanna Favennec, « 19 août 1989 : le pique nique de la liberté », www.rfi.fr, ...


un extrait du document



Terminale Bac Pro Histoire
Sujet d’étude 4 : le Monde depuis le tournant des années 1990

Situations possibles
- La chute du Mur de Berlin
- Le 11 septembre 2001

Question : Quel nouveau monde apparaît après la chute du Mur de Berlin et l’effondrement du modèle soviétique ?

Séance 1 : Le tournant des années 1990, la fin du monde bipolaire

Situation : La chute d’un symbole de la Guerre froide : le mur de Berlin

Question : En quoi la chute du mur de Berlin annonce-t-elle la fin du monde bipolaire ?

Le mur de Berlin 
De sa construction…
Une photo du mur de Berlin et /ou de sa chute expliquer, partir de l’événement

Questions : quoi ? où ? depuis quand ? pourquoi le mur ? (raconter l’histoire)
Rappel : le contexte de la Guerre froide, Allemagne et Berlin divisées, Allemagne de l’Est, société plus égalitaire mais qui évolue moins vite, Allemagne plus pauvre donc un million d’habitants de l’Est partent pour l’Ouest via Berlin donc décision soviétique de la construction du Mur à Berlin.

  INCLUDEPICTURE "http://monblogue.branchez-vous.com/images/bloge_a_marcel/5656%20MUR%20DE%20BERLIN.jpg" \* MERGEFORMATINET 

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…à sa chute.



La situation en 1989 : « Europe, le big bang », L’Histoire N°346 page 93.
Question : Qu’est-ce qui permet l’effondrement du Mur en 1989 ?

 INCLUDEPICTURE "http://expo.bcbg-france.com/russie/images/Gorbatchev.jpg" \* MERGEFORMATINET 

1985 : arrivée de M. Gorbatchev à la tête de l’URSS. Volonté de changer le système car beaucoup de mécontentements et difficultés réelles de son pays.

Exsangue économiquement, la RDA reçoit le nouveau chef de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, le 13 août 1986, pour les 25 ans du Mur. Celui-ci est déjà une épine dans le pied du dirigeant russe qui s'apprête à libéraliser l'URSS.
Ronald Reagan, président des Etats-Unis, se rend à son tour à Berlin le 12 juin 1987. Il provoque alors Gorbatchev, sous les yeux d'Helmut Kohl, chancelier de la RFA : "Si vous voulez la libéralisation, M. Gorbatchev, démolissez ce mur".

La « Révolution de Velours » et la fin des « démocraties populaires » (1988-1990) : Le 7 décembre 1988, à la tribune de l’ONU, Gorbatchev annonce la réduction des forces armées soviétiques en RDA, Hongrie et Tchécoslovaquie, ce qui signifie la fin de la « doctrine de souveraineté limitée » : l’Union soviétique se désengage de l’Europe de l’Est. Ce discours inaugure la « Révolution de velours », c’est-à-dire la transition douce des pays de l’Europe de l’Est entre un régime communiste et un régime démocratique multipartiste par de nouvelles lois constitutionnelles de 1988 à 1990, sans guère de combats ni de sang versé. En RDA, les habitants commencent à migrer vers la RFA par la Hongrie libre (été 1989). Puis, sous la pression de la population, le Mur de Berlin chute le 9 novembre 1989 et l’Allemagne sera réunifiée l’année suivante (3 octobre 1990). En Roumanie, le régime autocratique de Ceau_escu est le dernier à tomber, le 26 décembre 1989 et le dictateur est assassiné ainsi que sa femme. En 1990, Gorbatchev obtient le prix Nobel de la paix.

7 octobre 1989. Gorbatchev est accueilli par Honecker à l'aéroport de Berlin pour les 40 ans de la RDA. Des milliers d'Allemands de l'Est demandent alors plus de libertés à "Gorbi". Face à un Honecker irrité, le père de la Glasnost exclut toute répression.

Opposition grandissante de la population de RDA : manifestations pour plus de liberté, liberté de parole, de presse et de rassemblement.
« Manifestations du Lundi » rassemblant de plus en plus de participants.
Volonté de répression de la Stasi et de l’armée populaire, mais M.Gorbatchev fait savoir que l’URSS n’interviendrait pas en RDA.
18 octobre, démission du rigide Erich Honecker, renversé par le parti communiste au pouvoir. Remplacement par Egon Krenz, plus conciliant et plus favorable à un « tournant ».
Mais la situation ne s’apaise pas. Le 9 novembre à Berlin, lors d’une conférence de presse un membre du bureau politique du SED annonce : « Nous avons décidé aujourd’hui d’adopter une réglementation qui permet à chaque citoyen de la RDA de se rendre à l’étranger par les postes-frontières est-allemands », le mur était tombé.
















L’ouverture du rideau de fer avant la chute du mur :
Miklos Nemeth, Premier ministre hongrois à l’époque, explique que « c’était un test pour voir si ce que Gorbatchev m’avait dit en mars était vrai, ou si l’Union soviétique répondrait en donnant l’ordre à plusieurs de ses bataillons stationnés en Hongrie d’intervenir ». [..] Mais depuis quelques mois, Moscou donnait des signes de désintéressement face à la volonté de la Hongrie de se démarquer de la politique d’isolation par rapport à l’Ouest. En mai 1989, la Hongrie avait déjà commencer à démanteler les 246 kilomètres de grillages installés depuis 1966 entre la Hongrie et l’Autriche. […] Le 27 juin, les deux chefs de la diplomatie, hongrois et autrichien, officialisèrent la percée. Ils se montrèrent devant les caméras sur la frontière, armés d’imposantes cisailles. Toujours aucune réaction du côté russe.
Oanna Favennec, « 19 août 1989 : le pique nique de la liberté »,  HYPERLINK "http://www.rfi.fr" www.rfi.fr, 19 août 2009.



 INCLUDEPICTURE "http://photo.lejdd.fr/media/images/international/europe/mur-de-berlin-rostropovitch/1128311-1-fre-FR/mur-de-berlin-rostropovitch_pics_809.jpg" \* MERGEFORMATINET 

















Pour conclure et faire la transition avec l’effondrement du bloc soviétique















L’effondrement du modèle soviétique












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Télégramme de l’ambassadeur de France au ministère des Affaires étrangères français, Moscou, le 4 décembre 1989 :
« Les événements de Varsovie, Budapest, Berlin, Sofia, Prague ont débouché à Moscou sur une transformation radicale du comportement soviétique traditionnel. Devant le démontage du système communiste dans ces capitales, les Soviétiques n’ont pas encore bougé. Ils ne sont pas intervenus. Bien plus, ils n’ont pas condamné. Bien plus encore, ils ont approuvé. Bien plus toujours, ils ont encouragé voire suscité. Un tel comportement constitue sans doute l’événement politique le plus marquant de ces dernières années. M.Gorbatchev a renoncé à l’usage de la force dans les démocraties populaires… »
 INCLUDEPICTURE "http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/chute-mur-berlin-grande-europe-1989-2009/img/statue-lenine.jpg" \* MERGEFORMATINET 




La perestroïka de Gorbatchev, tentative de réforme globale, se solde par un échec. Gorbatchev est de plus en plus isolé, critiqué.
Gorbatchev dit « stop » à l’affirmation de la puissance militaire MAIS :
l’agriculture est en difficultés depuis années 1970
l’industrie est partiellement obsolète
arrêt de la course aux armements
crise du système soviétique
la surenchère américaine à entraînée la crise du modèle soviétique.

Effondrement des grandes idéologies y compris dans les pays occidentaux. On ne croit plus au modèle soviétique, remise en cause permanente


























Le système communiste issu de la Révolution russe de 1917 s’effondre totalement en Europe entre 1989 et 1991. C’est la fin d’un ordre mondial qui divisait le monde en deux depuis 1945.
La fin de la guerre froide semble promettre, comme l’annonce le président Bush dès 1990, un « nouvel ordre mondial » fondé sur le retour au premier plan de l’ONU et la convergence vers l’économie de marché et la démocratie. De fait, l’ONU, longtemps paralysée par l’opposition entre Washington et Moscou, peut depuis 1990 multiplier ses interventions pour tenter de maintenir ou de rétablir la paix.
Les anciens pays communistes engagent, dès 1990, une double transition : politique d’une part, pour mettre en place des institutions démocratiques fondées sur le pluralisme, des élections libres et le respect des libertés individuelles ; économiques d’autre part, pour remplacer le système étatique par une économie fondée sur la propriété privée et la concurrence.
La fin de la guerre froide favorise aussi le désarmement. Le Pacte de Varsovie est dissous en 1991 ; une série d’accords entre Washington et Moscou organise une réduction substantielle des stocks de missiles nucléaires.
La fin de la guerre froide marque enfin la fin de la division du continent européen. Dès octobre 1990, l’Allemagne est réunifiée et, en 1993, l’Union européenne amorce son élargissement aux pays d’Europe centrale et orientale.










Les anciennes démocraties populaires demandent à intégrer l’OTAN































Séance 2 : 1990-2000, vers un « nouvel ordre mondial »

Quel nouvel ordre international va-t-on construire ?

L’hyperpuissance américaine

Discours du Président américain George Bush au Congrès, le 11 septembre 1990 :

« Nous sommes réunis ce soir, témoins dans le golfe Persique d’évènements aussi significatifs qu’ils sont tragiques. Aux premières heures du 2 août, à la suite de négociations et après que le dictateur irakien Saddam Hussein eut promis de ne pas recourir à la force, une puissante armée irakienne envahit son voisin nullement méfiant et beaucoup plus faible, le Koweït. En l’espace de trois jours, cent vingt mille soldats irakiens et huit cent cinquante chars avaient déferlé sur le Koweït, et marchaient vers le sud pour menacer l’Arabie Saoudite. C’est à ce moment-là que je décidai de contrecarrer l’agression.
À l’heure actuelle, nos vaillants soldats, hommes et femmes, montent la garde dans ce désert distant et sur des mers lointaines, aux cotés de forces de plus de vingt autres nations. (…)
Ce soir, je veux vous parler de ce qui est en jeu, de ce que nous devons faire ensemble pour défendre partout les valeurs du monde civilisé et pour maintenir la force économique de notre pays.
Nos objectifs dans le golfe Persique sont clairs, précis et bien connus :
- L’Irak doit se retirer du Koweït complètement, immédiatement et sans condition ;
- le gouvernement légitime du Koweït doit être rétabli ;
- la sécurité et la stabilité dans le golfe Persique doivent être garanties ;
- les ressortissants américains à l’étranger doivent être protégés.
Ces objectifs ne sont pas seulement les nôtres. Ils ont été approuvés par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (…)
La plupart des pays partagent notre volonté de faire respecter les principes. Et un grand nombre d’entre eux ont intérêt à ce que la stabilité règne dans le golfe Persique. Ce n’est pas, comme Saddam Hussein le prétend, les Etats-Unis contre l’Irak. C’est l’Irak contre le monde. Comme vous le savez, je viens d’avoir un entretien très fructueux avec le président de l’URSS, M. Mikhaïl Gorbatchev. Je suis content que nous oeuvrions de concert en vue d’établir de nouvelles relations. À Helsinki, nous avons affirmé, dans notre communiqué commun (’), notre détermination à réagir devant la menace que l’Irak fait peser sur la paix. Nous avons déclaré, je cite : " Nous sommes unis pour estimer que l’agression par l’Irak ne doit pas être toléré. Aucun ordre international pacifique n’est possible si des états plus forts peuvent dévorer leurs voisins plus faibles. " Il est clair qu’aucun dictateur ne peut plus compter sur l’affrontement Est—Ouest pour bloquer l’action de l’ONU contre toute agression.
Un nouveau partenariat des nations a vu le jour.
Nous nous trouvons aujourd’hui à un moment exceptionnel et extraordinaire. La crise dans le golfe Persique, malgré sa gravité, offre une occasion rare pour s’orienter vers une période historique de coopération. De cette période difficile, notre cinquième objectif, un nouvel ordre mondial, peut voir le jour : une nouvelle ère, moins menacée par la terreur, plus forte dans la recherche de la justice et plus sûre dans la quête de la paix. Une ère où tous les pays du monde, qu’ils soient à l’Est ou à l’Ouest, au Nord ou au Sud, peuvent prospérer et vivre en harmonie. Une centaine de générations ont cherché cette voie insaisissable qui mène à la paix, tandis qu’un millier de guerres ont fait rage à travers l’histoire de l’homme. Aujourd’hui, ce nouveau monde cherche à naître. Un monde tout à fait différent de celui que nous avons connu. Un monde où la primauté du droit remplace la loi de la jungle. Un monde où les états reconnaissent la responsabilité commune de garantir la liberté et la justice. Un monde où les forts respectent les droits des plus faibles.(…) »




 INCLUDEPICTURE "http://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1011378.jpg" \* MERGEFORMATINET  INCLUDEPICTURE "http://www.web-libre.org/medias/img/articles/fb4c48608ce8825b558ccf07169a3421-2.jpg" \* MERGEFORMATINET 






















Un équilibre instable

La nouvelle situation créée par la fin d’un monde bipolaire offre de grands espoirs quant à la victoire de la démocratie libérale. De nombreux conflits voient une amorce de règlement. L’apartheid est aboli en Afrique du Sud. Les accords d’Oslo, signés à Washington (13 septembre 1993) entre l’OLP et l’Etat d’Israël, semblent sceller une paix durable au Moyen-Orient.

La multiplication des conflits locaux



Dans le même temps, le monde connaît plusieurs crises graves : la répression de la place Tian an men en Chine (1989), l’Algérie frappée par le terrorisme (1992) viennent rappeler au monde l’équilibre instable dans lequel il se trouve.
En Europe, le réveil des nationalismes provoquent l’éclatement de la Yougoslavie. La Bosnie, territoire multiethnique où vivent Bosniaques (ou musulmans), Croates et Serbes devient le théâtre sanglant d’une guerre civile de trois ans où les destructions de villages, les massacres (génocide de Srebrenica, 1995), et les déportations de masse deviennent les armes d’une politique de « nettoyage ethnique ». Les interventions de l’Union européenne, de l’ONU, puis de l’OTAN et des Etats-Unis mettent fin à ce conflit grâce aux accords de Dayton (décembre 1995) qui fixent les frontières de la Bosnie.
La guerre reprend cependant en 1998 au Kosovo où la Serbie prétend défendre la minorité serbe, entraînant l’intervention de l’OTAN. Renversé en 2000, Milosevic est arrêté et remis au tribunal international de la Haye pour « crime contre l’humanité »mais il meurt avant la fin de son procès en 2006.
Les conflits ravagent aussi le Caucase, la Géorgie et surtout la Tchétchénie où l’armée russe mène une guerre contre les séparatistes tchétchènes et contre les terroristes islamistes.

Les conflits interethniques sont aussi dramatiques et récurrents en Afrique. L’Afrique est durablement endeuillée par le génocide des Tutsis par les Hutus au Rwanda qui fait plus de 800 000 morts en moins de trois mois.( voir page 70 et 71 Terminale bac pro édition Belin et documentation photographique sur l’ Afrique)

Après une courte accalmie, le conflit israélo-palestinien reprend à la fin des années 1990 : attentats islamistes et violentes représailles israéliennes ruinent les efforts de paix. En septembre 2000, une deuxième Intifada commence.


























Séance 3 : Depuis 2001, un monde de plus en plus instable et complexe ?

Transition carte les nouveaux rapports de force au début du XXIème siècle.

Les nouvelles menaces :




Le terrorisme et la prolifération nucléaire :
Danger terroriste ravivé depuis les attentats du 11/09/2001
Inquiétude grandissante devant la prolifération nucléaire dans certains Etats (avérée en Corée du Nord, soupçonnée en Iran)
Les guerres :
2001, intervention en Afghanistan en représailles contre les attentats
2003, intervention des Etats-Unis en Irak, accusée, à tort, de posséder des armes de destruction massive
Au Soudan, des exactions touchent les civils dans le conflit du Darfour qui oppose le gouvernement à des forces rebelles à partir de 2003 (conflit religieux ou ethnique)
Conflit nationaliste persistant en Tchétchénie
Conflit politique (Colombie)
Conflit israélo-palestinien qui perdure malgré des accords de paix
Montée de l’islamisme à l’origine d’attentats terroristes contre l’Occident (Europe : Londres en 2000, Madrid en 2004)
L’ONU se montre impuissante dans son rôle de maintien de la paix.

Le printemps arabe de 2011 :
Parti de Tunisie, un mouvement massif de contestation des régimes autoritaires arabes se développe en 2011. Les populations exigent le respect des libertés individuelles et de la démocratie ainsi qu’un processus de développement économique beaucoup plus égalitaire. Au-delà du monde arabe, le mouvement est suivi avec intérêt en Afrique subsaharienne et en Asie.
  HYPERLINK "http://www.anasalaoui.com/wp-content/uploads/2011/02/le-printemps-arabe-nous-rendrait-il-fril_0.jpg" http://www.anasalaoui.com/wp-content/uploads/2011/02/le-printemps-arabe-nous-rendrait-il-fril_0.jpg
 HYPERLINK "http://www.nordeclair.fr/stories/image285/mediastore/VDN/ A2011/M02/Degage!_mot_qui_engage_de_Tunis_au_Caire_via_P.jpg.jpg" http://www.nordeclair.fr/stories/image285/mediastore/VDN/ A2011/M02/Degage!_mot_qui_engage_de_Tunis_au_Caire_via_P.jpg.jpg

 HYPERLINK "http://www.franceculture.fr/2011-10-25-le-bilan-du-printemps-arabe.html" http://www.franceculture.fr/2011-10-25-le-bilan-du-printemps-arabe.html

L’apparition de nouvelles puissances, vers un monde multipolaire ?
















L’élargissement de l’Union européenne :



En 1997, l’Union européenne lance le processus d’adhésion de 12 Etats : Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Slovénie, Malte et Chypre. Leur adhésion –sauf pour la Bulgarie et la Roumanie- devient effective le 1er mai 2004. L’Union européenne compte désormais 25 pays membres et 454.9 millions d’habitants, loin devant les Etats-Unis (293 millions à la même date). Le 1er janvier 2007, la Bulgarie et la Roumanie rejoignent ce cercle, mais la gouvernance à 27 pays membres se révèle difficile, tout comme la gestion de la crise financière en 2008.

L’émergence de nouvelles puissances

 INCLUDEPICTURE "http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/magazine/illustrations/couverture/2008/04/couv910.gif" \* MERGEFORMATINET 
Il est évident qu’il devient impossible de débattre de questions comme la crise économique mondiale, le changement climatique… sans les pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique et l’Afrique du Sud ou G5. Les appellations sont de plus en plus nombreuses puisque l’on parle aussi des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Le prochain sommet du G20 prévu à Pittsburgh (Pennsylvanie) les 24 et 25 septembre sera crucial.

 INCLUDEPICTURE "http://planetevivante.files.wordpress.com/2009/07/rimg_g5180.jpg" \* MERGEFORMATINET 

De gauche à droite : Indian Prime Minister Manmohan Singh, Brazil President, Luiz Inacio Lula da Silva, Mexican President Felipe Calderon, South Africa President Jacob Zuma and State Concillor, Dai Bingguo, during the G5 Countries family photo on the first day of the G8 Summit. G8website/ANSA Photo: Ciro Fusco


 INCLUDEPICTURE "http://static.lexpansion.com/medias/13/sommet-g20-pittsburg_157.jpg" \* MERGEFORMATINET 

25 septembre 2009, les chefs d’Etats du G20



Des pays du Sud devenus émergents s’imposent sur la scène internationale :
La Chine étend son influence économique et diplomatique dans le monde : les JO de Pékin, malgré de nombreuses contestations, ont été la vitrine du « miracle chinois ».

 INCLUDEPICTURE "http://www.suricat.net/web/images/2008/20080404-rsf-contre-pekin-2008.png" \* MERGEFORMATINET 

L’Inde et le Brésil tiennent aussi une place de plus en plus importante sans les négociations internationales.
Désormais intégrés dans le G20 qui réunit les chefs d’Etats les plus importants dans le monde, ces pays bénéficient d’une croissance forte, de populations souvent considérables et veulent faire entendre leurs voix dans le concert des nations.



























Situation : Les attentats du 11 septembre 2001.
La remise en cause du modèle américain

« Ce qui est inquiétant, c’est la difficulté de combattre des organisations transnationales et délocalisées dont les membres acceptent le suicide, voire y aspirent avec ferveur. » Pierre Hassner, Bulletin de la société française de philosophie, séance du 19/01/2002.

Le 11 septembre 2001, des terroristes islamistes du réseau Al-Qaïda détournent des avions et frappent plusieurs cibles aux Etats-Unis, en particulier le World Trade Center ;

Comment cet événement va-t-il modifier les relations internationales et la place des Etats-Unis dans le monde ?

Les événements

 INCLUDEPICTURE "http://philippeldl.files.wordpress.com/2010/08/11-septembre-2001.jpg" \* MERGEFORMATINET 





Les acteurs

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Les conséquences sur l’ordre mondial

Les Etats-Unis ont découvert avec frayeur leur vulnérabilité. Pour l’administration de George W. Bush, le terrorisme s’impose comme la principale menace qu’il faut éradiquer.






Lexique :
Les réseaux : groupe d’intérêts politiques idéologiques qui sont sans attache territoriale.
Al Qaïda : réseau qui cherche à fédérer les musulmans du monde entier. Terrorisme  plus mondial

L’hégémonie américaine est de plus en plus conteste, un antiaméricanisme se développe en particulier au Proche-Orient et au Moyen-Orient. Cet antiaméricanisme y est entretenu par certains Etats (Syrie, Iran) et repris par des mouvements fondamentalistes musulmans ? Le 11 septembre 2001, Les Etats-Unis sont victimes sur leur territoire de plusieurs attentats aériens qui frappent symboliquement au cœur de la puissance américaine. Ceux-ci sont le fait d’un réseau terroriste islamiste, Al-Qaida, dirigé par Oussama Ben Laden

Les Etats-Unis se lancent dans une guerre contre le terrorisme, ce qui constitue un type de conflit nouveau. La première cible est l’Afghanistan (octobre 2001), base arrière du réseau Al-Qaida. Les Etats-Unis interviennent ici dans le cadre d’une mission de l’ONU à la tête d’une coalition issue de l’OTAN.

Les Etats-Unis souhaitent ensuite intervenir en Irak (mars 2003) ; le pays est considéré par les Etats-Unis comme appartenant à l’ « Axe du Mal », et est soupçonné de détenir des armes de destruction massive. Cette fois-ci, ils interviennent dans mandat de l’ONU et malgré l’opposition de certains pays, comme la France. Ces derniers défendent le multilatéralisme contre l’unilatéralisme américain. En seulement 40 jours, les Etats-Unis défont l’armée irakienne, parviennent à capturer le leader irakien Saddam Hussein, et installent un nouveau gouvernement irakien ; mais, ils ne parviennent pas à instaurer la démocratie et doivent faire face aux attentats terroristes et à la guérilla.


Hérodote, n°132, 2009
 HYPERLINK "http://www.herodote.org/spip.php?rubrique44" http://www.herodote.org/spip.php?rubrique44




Mikhaïl Gorbatchev (né en 1931)
Homme d’Etat soviétique et russe, dirigeant de l’URSS entre 1985 et 1990. Réformateur, il s’engage à l’extérieur vers la fin de la guerre froide, et lance à l’intérieur la libéralisation économique, culturelle et politique connue sous le nom de Perestroïka (réforme) et de Glasnost (transparence).


Processus rapide

Miroslav Rostropovitch devant le Mur de Berlin le 11 novembre 1989, le violoncelliste russe, défenseur des libertés, exilé aux Etats-Unis, joue devant le mur le 11 novembre 1989.

Vidéo INA – émission midi 2 sur Antenne 2

 HYPERLINK "http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/guerre-froide/video/CAB89047741/point-sur-place-berlin.fr.html" http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/guerre-froide/video/CAB89047741/point-sur-place-berlin.fr.html
« Philippe ROCHOT fait le point des derniers événements en direct du mur de Berlin, à Check Point Charly, pendant que ROSTROPOVITCH se prépare à jouer devant le mur, marquant ainsi à sa manière l'événement. »



Traité de réunification de l’Allemagne, 1990.

La République fédérale d’Allemagne, la République démocratique allemande, les Etats-Unis d’Amérique, la République française, le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord et l’Union des Républiques socialistes et soviétiques, sont convaincus que l’unification de l’Allemagne en un Etat aux frontières définitives représente une contribution importante à la paix et à la stabilité en Europe. Elles reconnaissent que, par là et avec l’unification de l’Allemagne en tant qu’Etat démocratique et pacifique, les droits et responsabilités des Quatre Puissances relatifs à Berlin et à l’Allemagne dans son ensemble perdent leur fonction.

Le mur a résumé le socialisme forcé, la guerre froide, le monde divisé en deux camps, l’Europe séparée en deux univers hostiles […]. Tous les scénarios pour la disparition du mur ont été envisagés, tous sauf un, celui où, en dehors de toute négociation, le mur tombait de lui-même. Ce serait, disait-on, la phase terminale du processus, la dernière des amarres à rompre. C’est l’inverse qui s’est produit. L’ouverture du mur à des millions d’Allemands de RDA a précipité l’effondrement du système communiste […]. Le mur ne s’est pas ouvert sous les coups d’une insurrection […]
Il est tombé en quelques semaines comme un fruit blet. L’Union soviétique a simplement laissé filer le rideau de fer, lorsque les Hongrois, les premiers, en mai dernier ont sectionné les barbelés qui les séparaient des Autrichiens. C’est par cette brèche que les Allemands de l’Est ont d’abord commencé à fuir. La fuite s’est transformée en exode de dizaine et de dizaine de milliers de personnes. Dès lors qu’on pouvait le contourner, le mur devenait aussi monumentalement inutile que la ligne Maginot. »
Serge JULY, Libération, « Spécial Berlin », décembre 1989.

« L’année 1989 restera dans l’Histoire celle de la chute des régimes communistes d’Europe de l’Est. De Varsovie à Budapest, de Berlin-Est à Prague, de Sofia à Bucarest. En quelques mois, tout l’ édifice érigé par Staline entre 1945 et 1949 s’effondra comme un château de cartes. […] A Moscou, le régime a été la victime du marché dont le succès, à l’échelle mondiale, ont convaincu une fraction des dirigeants que l’URSS allait perdre la bataille économique. En Europe orientale, au contraire, c’est la contagion démocratique venue de l’Ouest qui , en proposant un modèle aux aspirations des peuples, a balayé un communisme importé. »
J. Lesourne, B.Lecomte, L’après communisme, Robert Laffont, 1990.

Une manifestation organisée par le syndicat Solidarnosc le 1er mai 1989 dans les rues de Varsovie (Pologne)



« Révolution de velours » en Tchécoslovaquie. Comme un peu partout en Europe de l’Est, contrairement aux pratiques habituelles, les manifestations de l’automne 1989 ne sont pas réprimées et vont précipiter la chute du régime communiste. Ici, un rassemblement d’étudiants, le 17 décembre 1989, sur la place Wenceslas à Prague.

 INCLUDEPICTURE "http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/chute-mur-berlin-grande-europe-1989-2009/img/statue-lenine.jpg" \* MERGEFORMATINET 

Une statue de Lénine est retirée de son piédestal, à Bucarest (Roumanie) en 1990.
Au tournant des années 1990, les Etats d’Europe de l’Est s’émancipent de la tutelle soviétique et abandonne le communisme pour la démocratie libérale et le capitalisme. Ce mouvement est souvent initié par d’importants mouvements populaires.
En Roumanie, et en particulier dans sa capitale Bucarest, on assiste en décembre 1989 à la révolution la plus sanglante du pays qui aboutira à l’exécution du dictateur Ceausescu.

Extrait de l’accord de Minsk, signé le 8 décembre 1991.

Nous, République de Biélorussie, Fédération de Russie et d’Ukraine, en tant qu’Etats fondateurs de l’U.R.S.S. ayant signé le traité de l’Union en 1922, […] Constatons que l’U.R.S.S. en tant que sujet du droit international et réalité géopolitique n’existe plus.

Le dernier discours de Mikhaïl Gorbatchev, président de l’Union soviétique.
L’éclatement de l’URSS en plusieurs Etats oblige Gorbatchev à quitter un poste, désormais sans objet. Le 25 décembre 1991, il annonce sa démission à la télévision et analyse la situation depuis son accession au pouvoir en 1985.
« Chers Compatriotes, Concitoyens, en raison de la situation qui prévaut actuellement, je mets fin à mes fonctions de président de l’U.R.S.S.[…]
Le destin a voulu qu’au moment où j’accédais aux plus hautes fonctions de l’Etat, il était clair que le pays allait mal. Tout est ici en abondance : la terre, le pétrole, le gaz, le charbon, les métaux précieux, d’autres richesses naturelles, sans compter l’intelligence et les talents que Dieu ne nous a pas comptés, et pourtant nous vivons bien plus mal que les pays développés.
La raison en était déjà claire : la société étouffait dans le carcan du système de commandement administratif. Condamnée à servir l’idéologie et à porter le terrible fardeau de la militarisation à outrance, elle était à la limite du supportable. Il fallait tout changer radicalement. La société a obtenu la liberté, s’est affranchie politiquement et spirituellement. Nous vivons dans un nouveau monde : la « guerre froide » est finie, la menace d’une guerre mondiale est écartée, la course aux armements et la militarisation insensée qui ont dénaturé notre économie, notre conscience sociale et notre morale sont stoppées. Nous avons renoncé à l’ingérence dans les affaires d’autrui. Tous ces changements ont provoqué une énorme tension. Je quitte mon poste avec inquiétude. Mais aussi avec espoir, avec la foi en vous

Mikhaïl Gorbatchev, 25 décembre 1991.





























L’OTAN est une alliance de pays démocratiques
Désir de nombreux Etats issus de l’URSS et du Pacte de Varsovie de rejoindre l’OTAN pour se placer sous sa protection

Saddam Hussein :  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Homme_d%27%C3%89tat" \o "Homme d'État" homme d'État  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Irak" \o "Irak" irakien, né en  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1937" \o "1937" 1937 et exécuté par  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Pendaison" \o "Pendaison" pendaison le  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/30_d%C3%A9cembre" \o "30 décembre" 30  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cembre_2006" \o "Décembre 2006" décembre  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/2006" \o "2006" 2006, à  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Bagdad" \o "Bagdad" Bagdad pour  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Crime_contre_l%27humanit%C3%A9" \o "Crime contre l'humanité" crimes contre l'humanité.
Il est vice-président ( HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1968" \o "1968" 1968- HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1979" \o "1979" 1979) puis  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_dirigeants_de_l%27Irak" \o "Liste des dirigeants de l'Irak" président ( HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1979" \o "1979" 1979- HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/2003" \o "2003" 2003) de la République Irakienne, avant d'être renversé lors de  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_lib%C3%A9ration_de_l%27Irak" \o "Opération libération de l'Irak" l'invasion de l'Irak en 2003 par les  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-Unis" \o "États-Unis" États-Unis, le  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume-Uni" \o "Royaume-Uni" Royaume-Uni et une  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Coalition_militaire_en_Irak" \o "Coalition militaire en Irak" coalition d'autres pays.


Après l’effondrement de l’Union soviétique, les Etats-Unis sont les seuls à posséder tous les éléments de puissance-technologique, économique, financière, politique, diplomatique, militaire et culturelle- qui font une puissance globale, une hyperpuissance.
Ils s’interrogent sur leur nouveau rôle international. Ils s’impliquent dans la résolution de nombreux conflits. « Gendarmes du monde », ils interviennent partout où la liberté et leurs intérêts sont menacés L’ONU intervient davantage dans le monde mais connaît de nombreux échecs.

La fin du monde bipolaire a des conséquences dans de nombreuses régions du monde, comme au Moyen-Orient. Ainsi, lorsque le Koweït est envahi par l’Irak en 1990, l’ONU autorise l’emploi d’une force multinationale menée par les Etats-Unis qui affirment leur leadership. En moins de deux mois, l’Irak est vaincu.

Une du Courrier international,
n° 910, 10 avril 2008

Sommet G5, en Italie à Aquila en juillet 2009

Les attentats de New York. Le matin du 11 septembre 2001, quatre avions détournés par des terroristes islamistes visent les tours jumelles du World Trade Center (photo), le Pentagone et la Maison blanche et provoquent la mort de près de 3000 personnes.

La puissance américaine (économique, militaire et politique) est la cible d’attentats terroristes simultanés visant ses symboles.



George W. Bush (né en 1946)
Fils aîné du 41ème Président des Etats-Unis, il est lui-même élu président en 2000 et réélu en 2004. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, il mène une politique de lutte contre le terrorisme : guerres en Afghanistan, en Irak (sans le soutien de l’ONU.), lois anti-terroristes (Patriot  Act)

« Voilà l’Amérique rempli de terreur du nord au sud et d’est en ouest.[…] Je jure par Dieu que l’Amérique ne connaîtra plus jamais la sécurité tant que la Palestine ne la connaîtra et tant que les armées occidentales athées ne quitteront pas les terres saintes »
Extrait de la déclaration d’Oussama Ben Laden, à la chaîne de télévision Al Jazira,
7 octobre 2001.

Oussama Ben Laden (1957-2011), chef du réseau terroriste Al-Quaïda

« Les attaques délibérées et meurtrières qui ont été perpétrées contre notre pays étaient plus que des actes de terrorisme, c’étaient des actes de guerre. […] Ce sont la liberté et la démocratie qui ont été attaquées. »
Extrait du discours de George W. Bush,
12 septembre 2001.