FAO, Rome, Italie, 28-29 novembre 2007

MG-Antananarivo : FED ? Fourniture d'un bac maritime de liaison entre Saint Augustin ... districts de Toliara II et Ampanihy ? région Atsimo Andrefana ? Madagascar ... Convention de financement n° 9456/MAG ? FED/2006/17939- ACORDS II. ... les appareils, examen navire à sec pour contrôle de la carène et des hélices.


un extrait du document




 SHAPE \* MERGEFORMAT Atelier sur l’Education pour les Populations Rurales en Afrique
FAO, Rome, Italie, 28-29 novembre 2007

Co-organisé par la FAO et l’ADEA
Avec le soutien de la Coopération italienne pour le développement (DGCS)
En collaboration avec l’UNESCO, l’Institut international de planification de l’éducation (IIPE), les Ministères de l’Agriculture et des Affaires étrangères de la France et l’Institut de la Banque mondiale, France











RAPPORT PAYS – MADAGASCAR

Préparé par

Madame Francine Rasolofonirina – Ministère de l’Agriculture et de la Pêche

Monsieur Mamy Hajavola Razafindralambo – Ministère de l’Education nationale et de la Recherche scientifique
















Document de travail
Novembre 2007
Ce document a été préparé par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche et le Ministère de l’Education nationale et de la Recherche scientifique du Madagascar pour l’atelier sur l’Education pour les populations rurales co-organisé par la FAO et l’ADEA (Rome, Italie, 28-29 novembre 2007. Les points de vue et les opinions exprimés dans ce document sont ceux de(s) (l’)auteur(s) et ne doivent pas être attribués à la FAO ni à l’ADEA, à ses membres, aux organisations qui lui sont affiliées ou à toute personne agissant au nom de l’ADEA.

Le document est un document de travail en cours d’élaboration. Il a été préparé pour servir de base aux discussions de l’atelier et ne doit en aucun cas être diffusé dans son état actuel et à d’autres fins.
Table des matières

I. Contexte 1.1 Géographique41.2 Démographique41.3 Politique4II. Le défi du développement rural2.1 Vision52.2 Caractéristiques de l’agriculture de l’agriculture malgache52.3 La «révolution verte durable»
7III. Etat des lieux des actions en faveur de l’éducation des populations rurales3.1 L’organisation générale du système éducatif malgache83.2 Les principaux résultats obtenus à travers le plan EPT à l’heure actuelle83.3 Les actions réalisées principalement en faveur de l’éducation des populations rurales123.4 La place de la formation agricole14IV. Perspectives pour l’éducation des populations rurales4.1 La réforme du système éducatif malgache184.2 Options pour améliorer l’accès et la rétention à l’école primaire en milieu rural 214.3 Amélioration des apprentissages dans l’éducation fondamentale224.4 Le programme d’appui aux formations techniques et organisationnelles de base aux adultes 25
I. CONTEXTE


Géographique

Madagascar est un Etat insulaire de l’Afrique, dans l’Océan Indien. Il s’étend sur 587.000Km2. Du fait de sa situation géographique il est en proie aux intempéries et cyclones.

Madagascar est un pays à forte potentialité agro climatique : possibilité de grande diversité de production en agriculture, élevage et pêche. Il dispose de multiples écosystèmes avec ses vingt deux (22) régions agro économiques.


Démographique

Madagascar compte environ 16 millions d’habitants dont 73% de ruraux, avec une densité moyenne de 26,9hab par Km2. Son taux de croissance annuel est de 2,4%. La population est relativement jeune, à faible niveau d’instruction et composée majoritairement d’agriculteurs, dans une proportion de 95,5%. Les moins de 15ans représentent 48,6%. La proportion homme/femme est de 49,5% contre 51,5%. Le taux de fécondité est très élevé, 6 enfants par femme en âge de procréer (15 à 49ans).

Le niveau d’instruction de la population rurale est assez élémentaire. Plus de quatre personnes sur cinq ont un niveau d’instruction ne dépassant pas le niveau primaire dont 28% n’ayant jamais fréquenté l’école. Entre les deux sexes, ce taux est relativement plus élevé pour les femmes : 26,8% contre 23,2%.

Près de 19% des ménages sont dirigés par des femmes. La taille moyenne des ménages ruraux est de 5,1 personnes. D’une manière générale, les femmes sont relativement moins instruites que les hommes : 50,6% d’entre elles n’ont pas reçu d’instruction contre 46,8%.

L’agriculture et l’élevage constituent les activités économiques principales de la population active agricole avec environ 2.428.500 exploitations agricoles. La part du secteur agricole dans le PIB est de 35% en moyenne depuis trente ans.

Les chefs d’exploitation ont un niveau d’instruction assez bas. 26% d’entre eux ne savent ni lire ni écrire avec un taux plus important chez les femmes (36,8%). Pour ceux qui ont fréquenté l’école, 78% ont au plus le niveau primaire.


Politique

Dès les années 1990, l’Etat Malgache a initié une politique de décentralisation avec la mise en place des communes, suivie par la création des provinces autonomes. Actuellement, le processus a avancé avec l’instauration des régions. Une mission d’impulsion et d’intégration du développement leur a été confiée et les communes constituent les points d’ancrage de cette dynamique.

Vingt deux (22) Directions Régionales de Développement Rural (DRDR) ont été mises en place et sont opérationnelles, pour le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, il en est de même pour le MENRS et ses vingt deux Directions Régionales de l’Education Nationale (DREN).

Plusieurs réformes intersectorielles ont été initiées depuis 2005. Toutes ont dès volets transversaux bénéficiant à l’éducation des populations rurales, notamment à travers des actions d’alphabétisation, de formation de responsables ruraux et de renforcement de groupements ruraux :
Plan d’action national pour la sécurité alimentaire (PANSA),
Politique nationale de nutrition (PNN),
Plan national foncier (PNF),
Plan national d’action environnementale (PNAE),
Centres de services agricoles (CSA),
Programme national routier et de désengagement (PNRD),
Plan national d’aménagement du territoire (PNAT), et
Plan éducation pour tous (EPT).

Afin de renforcer la cohérence de ces différentes initiatives, le Madagascar Action Plan (MAP) prend le relais du DSRP, conformément à la vision « Madagascar naturellement » et aux Objectifs du Millénaire pour le Développement. Ce plan d’action constitue la feuille de route et les priorités de la politique de développement de Madagascar pour la période 2007-2011.


II. LE DEFI DU DEVELOPPEMENT RURAL


2.1 Vision

Parmi les priorités du MAP (engagement 4, défi 3) figure la mise en œuvre d’une « révolution verte » afin de parvenir à se placer dans les premiers exportateurs de produits agricoles en Afrique dès 2012 en doublant la production dès ci à 2009 et en la triplant d’ici à 2012.

Définie dans le « Livre vert » du MAEP », elle vise à donner un nouvel essor pour l’agriculture, l’élevage et la pêche en assurant le leadership dans le développement agricole, en garantissant un cadre global permettant aux différents acteurs de renforcer la compétitivité du secteur agricole, et de fournir des produits agro-alimentaires sains aux consommateurs


2.2 Caractéristiques de l’agriculture malgache

Elle possède de nombreuses potentialités :

un grand nombre de cultures tropicales et tempérées à multiplier,
un système d’élevage appelé à se développer (bovins à viande, élevage laitier, élevage à cycle court)
une gamme d’exploitations halieutiques à valoriser (pêches industrielle, artisanale et traditionnelle sur le littoral : crevettes, langoustes, thon, … et pêche et aquaculture continentales : anguilles, tilapia, carpes, truites…).

Néanmoins, ces atouts sont limités par de nombreuses contraintes:


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En particulier, les luttes contre la faible alphabétisation des producteurs et la non adoption de techniques améliorées dépendent directement de la réussite des politiques d’éducation des populations rurales mises en œuvre.


2.3 La « révolution verte durable »

Son lancement devra entraîner un accroissement de la production pour assurer les besoins alimentaires, dégager un revenu supplémentaire à partir des excédents de productions et les commercialiser sur les marchés.

Dans ce cadre, l’amélioration des compétences des jeunes ruraux constitue l’un des leviers principaux sur lesquels agir :

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III. ETAT DES LIEUX DES ACTIONS EN FAVEUR DE L’EDUCATION DES POPULATIONS RURALES


3.1 L’organisation générale du système éducatif malgache

En 2007, l’organisation du secteur de l’éducation à Madagascar peut être représentée à l’aide de l’organigramme suivant :




3.2 Les principaux résultats obtenus à travers le plan EPT à l’heure actuelle

Des progrès quantitatifs importants à tous les niveaux éducatifs

L’effectif des élèves, apprenants et des étudiants a fortement augmenté au cours de la période comprise de 1997 à 2006.
Globalement, pour l’éducation fondamentale du niveau 1 (primaire) le nombre d’enfants scolarisés est passé de plus de 1 893 000 à un peu plus de 3 836 000 élèves sur les dix dernières années, ce qui représente un rythme annuel d’accroissement d’environ 8,8 %.

Pour les niveaux post-primaires, sur la même période, le rythme annuel d’accroissement surpasse le niveau observé dans le primaire : 10 % pour l’éducation fondamentale du niveau 2 (collège), 8,4% pour le secondaire général (lycée), Pour la Formation technique et professionnelle publique, l’effectif des apprenants a doublé en 10ans ; et pour l’enseignement supérieur l’effectif des étudiants a plus que triplé.

Sur dix ans, le taux brut de scolarisation du primaire est passé de 82% à 123%. Les taux supérieurs à 100% observés ces cinq dernières années s’expliquent par le maintien à l’école des enfants ayant dépassé l’âge officiel considéré pour le cycle. La suppression des frais de scolarité et l’allègement des charges pour les familles par la fourniture aux nouveaux entrants de kits scolaires ont contribué à ce boum au niveau des effectifs.

Concernant l’évolution des taux, des résultats similaires sont constatés dans les autres niveaux du système éducatif. Le taux au niveau du collège passe de 18% à 33% et celui du lycée de 6% à 10%.

Au final, plus de 90% des enfants seraient rentrées à l’école, ou encore, environ 10% des enfants n’accèdent pas à l’école : l’accès universel est la première condition de réussite de l’éducation pour tous.

Des défis non encore résolus

Des problèmes importants d’abandons:

Profil de scolarisation dans le primaire en chiffres, 2000 et 2006
TransversalPseudo-longitudinalTaux en %2000-012006-0700-01 / 01-0205-06 / 06-07Taux d'accès en 1A101.0142.0101.0142.0Taux d'accès en 5A33.455.731.567.1Taux de rétention 1A-5A33.039.331.247.3
Une amélioration dans l’achèvement du primaire est observée sur les dernières années mais elle reste limitée, moins de 60% d’une génération terminent le cycle. L’abandon est très élevé dans le cycle primaire, moins de la moitié des élèves (47%) qui entrent dans le système le terminent.

Les redoublements restent élevés:

Proportion de redoublants par classe dans l’enseignement primaire, 2000-2006
 2000200120022003200420052006Primaire30.2%30.6%29.3%30.0%18.3%19.7%18.5%1A36.9%35.9%32.5%35.3%14.7%12.7%13.3%2A27.2%29.1%27.7%26.1%19.6%28.3%26.3%3A27.9%30.3%29.6%29.5%26.6%24.7%23.8%4A23.0%23.3%23.5%23.2%9.3%7.5%7.0%5A25.0%22.4%25.9%24.0%20.7%21.5%17.9%
Plus d’un élève sur sept débutent leur scolarité dans une école sans continuité éducative :

L’élève peut abandonner l’école par manque de structure, l’école n’offrant pas le niveau suivant. Ces écoles se trouvent quasiment en totalité en zones rurales. Dans 15% des cas, on peut donc dire que ce ne sont pas les élèves qui abandonnent l’école mais plutôt l’école qui abandonne les élèves. Une politique visant la continuité éducative pour toutes les écoles améliorerait de 10 points de pourcentage l’achèvement du primaire.

Un calendrier scolaire inadapté, notamment aux zones rurales :
La fin de l’année constitue en gros le début de la période ou les conditions climatiques sont les plus difficiles avec les grandes pluies. Elle marque aussi le commencement de la période dite de « soudure » du point de vue alimentaire (insuffisance et même absence de repas réguliers). Ces raisons contribuent à inciter les familles les plus touchées à retirer les enfants de l’école (du moins momentanément) mais les données disponibles ne permettent pas d’en mesurer l’importance. Un simple changement dans le calendrier scolaire donnerait des bénéfices importants pour le maintien des élèves à l’école dans les zones défavorisées.

Le temps pour rejoindre l’école, particulièrement dans les zones rurales, pénalise l’accès et la rétention à l’école :

Simulation du Profil de scolarisation selon différents critères sur la base de modèles logistiques de régression
ZoneNiveau de richesseTemps pour aller à l’écoleAccèsRétentionEnsembleGarçonFilleEnsemble Rurale40 % plus pauvres (Q1-2)Plus de 30mn67,9%66,2%89,7%14,5%27,6%Moins de 30mn99,8%99,8%59,1%Q3-4Plus de 30mn81,2%80,0%94,1%20,6%35,0%Moins de 30 mn99,9%99,9%68,8%20 % plus riche (Q5)Plus de 30mn83,4%82,4%93,9%28,6%42,6%